Mort du sculpteur français Eugène Dodeigne

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Les sculptures d'Eugène Dodeigne sont visibles dans le monde entier, comme ici à Lille devant le musée des Beaux-Arts.
Les sculptures d'Eugène Dodeigne sont visibles dans le monde entier, comme ici à Lille devant le musée des Beaux-Arts.

Certaines de ses œuvres monumentales sont exposées dans le monde entier.

Le sculpteur français Eugène Dodeigne, dont certaines œuvres monumentales sont exposées en plein air dans plusieurs villes du monde, est décédé jeudi près de Bondues (Nord) à l’âge de 92 ans.

Né en 1923 en Belgique, il apprend dès l’âge de 13 ans le métier avec son père, tailleur de pierre tombales. Décelant son talent, ce dernier l’envoie prendre des cours de dessin et de modelage à Tourcoing puis à Paris à l’Ecole des Beaux-Arts.

Dodeigne adopte dès 1955 la pierre bleue de Soignies comme matériau de prédilection, qu’il sculpte d’abord dans des volumes lisses et denses. « Ces formes organiques lui valent une reconnaissance précoce dans le milieu artistique du Nord », peut-on lire sur le site du Musée Rodin qui lui a consacré une exposition en 2007.

« Un des derniers géants » Au début des années 1960, Dodeigne emprunte la technique de la pierre éclatée qui le mène à une figuration abrupte et fortement expressive. Il expose dans plusieurs galeries parisiennes puis à Berlin, Hanovre, Rotterdam, Bruxelles et Pittsburgh.

Dans les années soixante-dix, il évolue vers la monumentalité qui coïncide avec le développement simultané de la sculpture en plein air.

Dodeigne développe dans les années 1980 une expression originale en laissant apparentes, dans ses pierres monumentales, les traces des outils qui les ont dégrossies. Une de ses oeuvres se trouve au jardin des Tuileries à Paris.

« Le Nord vient de perdre un de ses derniers géants », a regretté Martine Aubry, maire de Lill...

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