Mort du dernier responsable de « la dictature des colonels » en Grèce

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A ripped off Greek national flag flutters in central Athens on July 22, 2015. Prime Minister Alexis Tsipras faces a new test of his authority in parliament, where MPs are to vote on a second batch of reforms to help unlock a bailout for Greece's stricken economy.The embattled premier last week faced a revolt by a fifth of the lawmakers in his radical-left Syriza party over changes to taxes, pensions and labour rules demanded by EU-IMF creditors. .AFP PHOTO/ LOUISA GOULIAMAKI
A ripped off Greek national flag flutters in central Athens on July 22, 2015. Prime Minister Alexis Tsipras faces a new test of his authority in parliament, where MPs are to vote on a second batch of reforms to help unlock a bailout for Greece's stricken economy.The embattled premier last week faced a revolt by a fifth of the lawmakers in his radical-left Syriza party over changes to taxes, pensions and labour rules demanded by EU-IMF creditors. .AFP PHOTO/ LOUISA GOULIAMAKI

Stylianos Pattakos, l’un des trois instigateurs du coup d’Etat militaire de 1967, est mort chez lui d’une crise cardiaque.

Les médias grecs ont annoncé samedi 8 octobre la mort à 103 ans de Stylianos Pattakos, ministre de l’Intérieur lors de la « dictature des colonels » entre 1967 et 1974. Il est décédé d’une crise cardiaque chez lui. M. Pattakos avait mené le coup d’Etat militaire du 21 avril 1967 en compagnie de Nikolaos Makarezos et Georges Papadopoulos afin d’empêcher la gauche de prendre le pouvoir lors des élections générales prévues le mois souvent.

Leur putsch réussi, les « colonels » avaient rapidement proclamé l’Etat de siège, fait arrêter plus de 10 000 personnes, dissous les partis, instauré la censure et généralisé la pratique de la torture. Pendant sept ans, la répression a touché tout le pays, y compris l’actrice et militante Melina Mercouri. La femme du réalisateur Jules Dassin, privée de ses droits civiques et de ses biens, avait déclaré : « Je suis née grecque et je mourrai grecque. M. Pattakos est né fasciste et il mourra fasciste ».

Condamné à mort pour trahison « Que l’histoire juge de nos actions », avait commenté Stylianos Pattakos. Lors du retour de la démocratie à l’été 1974, lui et ses deux complices avaient été condamnés à mort pour trahison puis vu leur peine commuée en prison à vie. Pattakos, comme Makarezos, avaient été libérés pour raisons de santé et assignés à résidence dans les années quatre-vingt dix.

Ilias Panagiotaros, un député de la formation néo-nazie Aube dorée a exprimé son chagrin sur Twitter, regrettant que « le général soit mort pauvre dans un peti...

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