Mort de Yasser Arafat : un non-lieu probable dans l'enquête pour «assassinat»

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Mort de Yasser Arafat : un non-lieu probable dans l'enquête pour «assassinat»
Mort de Yasser Arafat : un non-lieu probable dans l'enquête pour «assassinat»

Comment est mort Yasser Arafat ? Alors que les causes du décès en 2004 du chef palestinien restent inexpliquées, les juges français chargés d'une enquête pour «assassinat» pourraient bientôt rendre un non-lieu. Le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) a annoncé avoir rendu mardi  un «réquisitoire définitif aux fins de non-lieu» dans ce dossier où aucune mise en examen n'a été prononcée.

Maladie, assassinat ? Les causes de la mort du président de l'Autorité palestinienne, mort le 11 novembre 2004 à 75 ans à l'hôpital militaire Percy de Clamart (Hauts-de-Seine), près de Paris, après une brusque détérioration de son état de santé, n'ont jamais été élucidées.

Trois juges de Nanterre sont saisis d'une enquête pour «assassinat» depuis août 2012, après une plainte contre X déposée par la veuve de Yasser Arafat, Souha Arafat, à la suite de la découverte de polonium 210 sur des effets personnels de son mari. C'est avec cette substance radioactive hautement toxique que l'ex-agent russe Alexandre Litvinenko avait été tué en 2006 à Londres.

Des analyses réalisées par trois pays

La tombe d'Arafat avait été ouverte en novembre 2012 et une soixantaine d'échantillons prélevés sur sa dépouille puis répartis pour analyse entre trois équipes d'experts suisses, français et russes.

Les experts mandatés par les juges français ont à deux reprises écarté la thèse de l'empoisonnement, estimant que la présence d'un gaz radioactif naturel, le radon, dans l'environnement extérieur expliquerait les fortes quantités de polonium enregistrées dans sa sépulture et sur les échantillons prélevés lors de l'exhumation.

Dans leurs expertises complémentaires, les Français avaient ré-exploité des données brutes issues de l'analyse en 2004 par le service de protection radiologique des armées d'échantillons d'urine prélevés sur Yasser Arafat lors de son hospitalisation. Ils n'y ont pas trouvé de polonium 210, ...

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