Mort de Rémi Fraisse : "un travail de tueur", dénonce SUD-Intérieur

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Le 8 novembre à Paris, lors d'une manifestation contre les violences policières et à la mémoire de Rémi Fraisse.
Le 8 novembre à Paris, lors d'une manifestation contre les violences policières et à la mémoire de Rémi Fraisse.

"Lancer une grenade offensive sur des civils n'est pas un acte de policier ou de gendarme. C'est un travail de tueur. Ceux qui prétendent le contraire confondent l'administration et la mafia." Telle est la conclusion du communiqué du syndicat SUD-Intérieur, qui représente une partie des fonctionnaires en poste Place Beauveau.

Déchargeant le gendarme mis en cause au début de l'enquête sur la mort du militant écologiste, l'organisation représentative attaque la hiérarchie, qui, elle, serait responsable du décès tragique du jeune homme. Pour le syndicat, il s'agit d'une mort "politique" qui trouve son origine dans le refus de débattre - en général et cette fois à propos de la légitimité du barrage de Sivens - de la part du gouvernement.

"Résultats minables"

SUD-Intérieur attaque également la politique du ministère de l'Intérieur et les méthodes de la hiérarchie policière. Selon le syndicat, aujourd'hui, les policiers du renseignement n'effectuent plus le travail de terrain qui permettrait de connaître en amont d'éventuelles actions radicales de groupuscules, et surtout de les en empêcher. Les décideurs institutionnels préfèrent, selon le syndicat, "la mise sous surveillance numérique systématique des populations - pour des raisons d'économies budgétaires - qui a fait que la police a dérivé vers des enquêtes aux heures de bureau avec Excel et des fadettes, plutôt qu'avec des sources humaines, avec des résultats minables. Parce...

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  • peggy111 le lundi 10 nov 2014 à 17:45

    la mort de se garçon c est la faute de ce qui lance des bouteilles d acide et des coktails molotov honte a eux qui mette tout sur le dos de la police

  • M8252219 le lundi 10 nov 2014 à 17:37

    Les syndiqués à Sud-intérieur ne représente que des personnes qui ne sont pas sur le terrain et au plus quelles que dizaines sur l'ensemble des personnels de police.

  • M7097610 le lundi 10 nov 2014 à 16:56

    "assez craintes" ??? Il y aurait comme en suisse des référendum locaux (votations), la police n'aurait pas à être crainte ou pas, les projets seraient acceptés ou refusés démocratiquement. Le problème de la France? c'est que les politiciens locaux n'écoutent plus qu'eux et se sentent au dessus d'un peuple qui n'est plus illettré. Pour une fois, je suis 100 % d'accord avec SUD.

  • birmon le lundi 10 nov 2014 à 16:45

    Nos forces de l'ordre ne sont pas assez craintes.