Mort de Jonah Lomu : Guazzini ressent " beaucoup de peine "

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Mort de Jonah Lomu : Guazzini ressent " beaucoup de peine "
Mort de Jonah Lomu : Guazzini ressent " beaucoup de peine "

Max Guazzini, ancien président du Stade Français, rend hommage à l'ancien ailier all black Jonah Lomu, décédé subitement mercredi matin à Auckland.

Joint mercredi matin pour obtenir ses impressions suite à l’annonce du décès de Jonah Lomu, Max Guazzini n’a pas caché son immense chagrin. « La première chose, c’est la tristesse. La tristesse face au départ d’un grand joueur comme celui-là, qui était une légende, mais tout le monde le sait, ce n’est même pas la peine de le dire. Ça a été la première grande star du rugby moderne. Autant que je me souvienne, c’était la première fois qu’on voyait quelqu’un d’aussi athlétique, grand, gaillard, rapide jouer à l’aile. C’est un grand joueur, qui en plus, sur le plan humain et personnel, est quelqu’un d’extrêmement gentil, souriant. J’étais très triste quand je l’ai appris (ndlr : son décès). On savait qu’il était malade. Mais bon, à 40 ans, ça reste très jeune. Ça fait beaucoup de peine. » Président du Stade Français entre 1992 et 2011, Max Guazzini n’aurait jamais pu avoir Lomu dans son équipe. « À la fin des années 90, je pense que c’était un joueur pratiquement inaccessible. »

« Lomu, c’est Lomu »

Cependant, l’ancien dirigeant parisien ne voit pas le recordman du nombre d’essais inscrits en Coupe du monde comme celui qui a fait basculer le rugby dans une nouvelle ère. « Il ne faut pas être trop excessif non plus parce qu’il nous a quittés. Mais c’est vrai qu’il a mis les projecteurs sur le rugby. Parce qu’il était hors norme, hors du commun. C’était une star. Il n’y a pas beaucoup de stars dans le monde, surtout dans notre domaine. Et forcément il a attiré l’attention sur le rugby. Et lorsqu’on dit " Lomu ", on a tout dit. Je crois que son nom est devenu un mot du vocabulaire ».

Mais le rugby lui doit tout de même un grand changement, celui d’avoir replacé les joueurs athlétiques à l’arrière sur un terrain de rugby. « Lomu, c’est Lomu. Mais c’est vrai que par la suite, progressivement, on a cherché et on a fait appel à des joueurs plus athlétiques. Alors qu’avant ce n’était pas forcément le cas. Ces joueurs-là jouaient plutôt en deuxième ou troisième ligne ».

Propos recueillis par Naim MONIOLLE

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