Mort de Jean-Pierre Destrade, porte-parole du PS dans les années 80

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Mort de Jean-Pierre Destrade, porte-parole du PS dans les années 80
Mort de Jean-Pierre Destrade, porte-parole du PS dans les années 80

Son nom ne dit peut-être rien aux jeunes générations, mais il a fait la Une de tous les journaux de France. L'ancien député socialiste des Pyrénées-Atlantiques, Jean-Pierre Destrade, porte-parole du PS dans les années 80, est mort d'une longue maladie mercredi, à Saint-Jean de Luz. En 2005, il avait été condamné à une peine de prison pour escroquerie, recel d'abus de biens sociaux, trafic d'influence, faux et dénonciation de délit imaginaire. Sa peine d'un an ferme avait été couverte par sa détention provisoire.

Décédé à l'âge de 71 ans, l'ex-député de 1981 à 1988 avait été le principal protagoniste d'un scandale politico-financier. Il était soupçonné d'avoir mis en place un réseau de financement occulte du PS pendant son mandat. A son procès, il avait reconnu une «cavalerie non intentionnelle», une forme de racket mise en place auprès de différentes entreprises et groupes de distribution installés dans la région. Il avait alors nié tout enrichissement personnel, affirmant avoir agi comme simple intermédiaire à la demande officieuse et au profit du PS et du MRG, qui n'ont finalement pas été inquiétés. Malgré ses accusations, le volet «financement occulte des partis» avait fait l'objet d'un non-lieu global auparavant, en août 2004, et n'avait pas été soulevé par l'accusation au procès.

« Militant infatigable »

Jean-Pierre Destrade «a payé très cher sur le plan pénal ses engagements, à une époque où la loi sur le financement des partis politiques n'existait pas», a estimé jeudi soir Colette Capdevielle, l'actuelle députée des Pyrénées-Atlantiques. Le procès avait en outre mis en lumière un train de vie élevé de l'élu, essentiellement lié à sa vie politique et ses nombreuses campagnes électorales. C'était «un militant socialiste infatigable», qui «a consacré toute sa vie à la politique et à son parti», et un conseiller général (de Saint-Pierre d'Irube) qui «se battait ...

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  • puck le vendredi 9 aout 2013 à 10:35

    Hélas cette race se fonctionnaires socialistes qui ne connait rien a l'entreprise se perpétue .

  • mlaure13 le vendredi 9 aout 2013 à 10:04

    Bon débarras...et pour le contribuable, fin de paiement d'une grosse retraite injustifiée...Au suivant, il y en a encore beaucoup d'autres !...

  • frk987 le vendredi 9 aout 2013 à 09:46

    Dans son esprit il servait une bonne cause, pour le contribuable ce genre d'individu s'appelle un es..croc dans la droite lignée des socialos.

  • jfvl le vendredi 9 aout 2013 à 09:44

    Un type bien, un véritable humaniste, trahi et abandonné par le PS après qu'il ait servi avec zèle et conviction. Salut Jean-Pierre