Mort de Helmut Schmidt : l'Allemagne pleure son "patriarche"

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Fleurs, bougies et photographies ont été déposées devant l'hôtel de ville de Francfort, ville natale de l'ancien chancelier Helmut Schmidt, qui s'est éteint le 10 novembre à l'âge de 96 ans.
Fleurs, bougies et photographies ont été déposées devant l'hôtel de ville de Francfort, ville natale de l'ancien chancelier Helmut Schmidt, qui s'est éteint le 10 novembre à l'âge de 96 ans.

Ils se sont réunis dès l'annonce de son décès. Hommes et femmes de tout âge, ils ont déposé des petits mots, des bougies et des fleurs devant la résidence où le « patriarche » avait rendu quelques heures plus tôt son dernier soupir, entouré de ses proches. La mort de Helmut Schmidt a été ressentie comme un véritable choc en Allemagne.

Malgré ses 96 printemps, sa santé de plus en plus fragile et son amour immodéré pour les cigarettes mentholées qu'il grillait les unes après les autres sur les plateaux télévisés et dans les théâtres, l'ancien chancelier social-démocrate paraissait indestructible pour beaucoup. « Il était évident qu'il prenait de l'âge et qu'il devenait plus fragile, explique un éditorial de l'hebdomadaire Die Zeit pour lequel l'homme d'État écrivait fréquemment. Mais nous ne nous permettions plus de penser qu'il pourrait mourir un jour. C'est comme si nous croyions qu'il était devenu immortel. Quelqu'un comme lui ne peut tout simplement pas renoncer à la vie. Ce n'est pas possible. Nous avons perdu un père, un grand-père? » Toutes les chaînes de télévision ont diffusé mardi soir des reportages, des interviews et des documentaires à la suite de ce décès. L'ensemble de la presse allemande a publié aujourd'hui d'énormes articles sur la vie longue et bien remplie de ce proche de Valéry Giscard d'Estaing.

« La Grande Gueule »

Le magazine économique Wirtschafts...

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