Mort d'un collégien blessé à Rennes dans une bagarre

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Mort d'un collégien blessé à Rennes dans une bagarre
Mort d'un collégien blessé à Rennes dans une bagarre

RENNES (Reuters) - Un élève de 13 ans grièvement blessé vendredi lors d'une bagarre de récréation au sein du collège de Cleunay, à Rennes, est mort samedi des suites de ses blessures, a annoncé le parquet.

Une enquête sur les circonstances de l'altercation a été ouverte "en flagrance" et confiée à la brigade des mineurs, a annoncé le procureur de la République, Thierry Poquet.

Il a précisé lors d'un point de presse que l'agresseur, âgé de 16 ans et élève de 3e, avait "serré le cou de la victime sans doute avec le coude".

Thierry Poquet a expliqué que la scène n'avait pas eu de témoins mais que l'auteur des coups mortels avait évoqué "un échange de regards qui a mal tourné."

Une autopsie devait être réalisée dans la soirée.

Le ministre de l'Education Vincent Peillon, qui s'est rendu sur place, a exprimé la solidarité du gouvernement avec les élèves, parents et enseignants du collège.

"Je suis venu exprimer à la communauté éducative, à l'ensemble des parents d'élèves, la solidarité, l'amitié et l'affliction du gouvernement et du président de la République", a-t-il dit aux journalistes.

Le ministre est resté environ une heure dans l'établissement où il a rencontré des membres de l'équipe éducative, et des parents venus samedi au collège pour exprimer leur chagrin.

La confusion avait régné vendredi soir sur l'état de santé de l'adolescent, élève de 5e, à la suite de l'annonce prématurée de son décès par le gouvernement.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a exprimé dans la nuit "ses regrets les plus vifs", ainsi que ceux de Vincent Peillon, pour avoir "annoncé à tort" le décès du collégien, évoquant des "informations erronées".

Une altercation avait opposé vendredi matin, pendant la récréation, "deux élèves ordinaires", et l'un des deux protagonistes "ne s'est pas relevé", a indiqué Jean-Yves Bessol, inspecteur de l'académie de Rennes.

"Ce collège est un établissement à taille humaine (374 élèves), calme, sans difficulté particulière", a-t-il ajouté.

Les deux adolescents n'avaient jamais été à l'origine de faits de violence au collège, selon l'équipe éducative.

"Il y a eu des coups qui ont été échangés et un étranglement. Il ne respirait plus et c'est un professeur qui a essayé de le ranimer", a raconté un élève sur BFM-TV.

Une mère de famille venue soutenir les parents du petit Kilian a évoqué "un moment de violence terrifiant".

Des témoignages de soutien envers la jeune victime et ses parents ont commencé à affluer dans la journée devant l'enceinte de l'établissement.

Pierre-Henri Allain, édité par Gérard Bon

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  • bordo le samedi 23 juin 2012 à 19:33

    Je cherche le mot en français pour "serrer le cou"... Ah oui ! Etrangler. Et les enfants ne grandissent pas entre 13 et 16 ans. Ils rapetissent...Donc pour résumer, sous un prétexte quelconque, un grand a assassiné un petit, en l'étranglant, quoi.

  • bordo le samedi 23 juin 2012 à 19:30

    Peut-être lui a-t-il manqué de respect... Je n'ose imaginer ce que nous aurions lu si le contraire s'éait produit... heureusement que les journalistes vont prendre leurs consignesà l'Elysée, afin d'éviter qu'une communauté particulière, ou pire une religion soit stigmatisée, c'eût été insupportable, holala.

  • M566619 le samedi 23 juin 2012 à 17:35

    Il ne faut surtout pas révéler que Killian (13 ans) a été massacré par Souleymane (16 ans) pour ne pas stigmatiser quelque communauté que ce soit. Collège normal, élèves normaux, qu'est-ce que ça doit être ailleurs.