Mort d'Arafat : "Tout le monde ne cherche pas la même vérité"

le
1
L'ancien président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat et sa femme Souha en 2004.
L'ancien président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat et sa femme Souha en 2004.

Le 5 novembre, lorsque les scientifiques du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) livrent leur rapport médico-légal sur la mort de Yasser Arafat, l'Autorité palestinienne et la veuve du leader palestinien conviennent d'un embargo de dix jours. Mais celui-ci a été immédiatement violé. Ce document en anglais, lourd de 108 pages, est révélé dès le lendemain par Al Jazeera, la chaîne de télévision du Qatar, contraignant le CHUV à organiser une conférence de presse dans la précipitation, à Lausanne, le 7 novembre. Pour l'ancien bâtonnier Marc Bonnant, l'avocat suisse de Souha Arafat, "il n'y a pas de doute, la manière dont l'information a fuité révèle les prémices d'une guerre d'influence. En Orient, les choses non dites sont plus sonores que celles qui sont formulées." Il répond aux questions du Point.fr.

Le Point.fr : Patrice Mangin, directeur du Centre universitaire romand de médecine légale, et François Bochud, directeur de l'Institut de radiophysique, se sont montrés prudents quant aux causes de la mort de Yasser Arafat. Quelle est votre conviction ? Marc Bonnant : J'ai de très sérieuses raisons de penser que Yasser Arafat n'est pas mort de mort naturelle, mais par une absorption massive de polonium. Et des raisons tout aussi sérieuses de croire qu'il y a eu crime. Mais je rappelle qu'il y a trois collèges d'experts : en Suisse, en Russie et en France. Il faut attendre que les experts russes et français se...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • LeRaleur le vendredi 8 nov 2013 à 12:13

    Mais on s'en fout de la mort d'Arafat, comme de son premier rasage.