Mort d'Arafat : les juges ordonnent un non-lieu dans l'enquête pour assassinat

le , mis à jour à 19:50
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Mort d'Arafat : les juges ordonnent un non-lieu dans l'enquête pour assassinat
Mort d'Arafat : les juges ordonnent un non-lieu dans l'enquête pour assassinat

Les juges français chargés de l'enquête pour «assassinat» ouverte après la mort de Yasser Arafat ont ordonné un non-lieu dans cette affaire, ont indiqué mercredi le parquet de Nanterre et l'avocat de la veuve du leader palestinien. Après trois ans de procédure, le parquet avait requis un non lieu en juillet.

«Faute de preuves suffisantes» pour déterminer s'il s'agit d'un assassinat, les trois magistrats ont décidé d'un non-lieu, selon le parquet de Nanterre. Les magistrats étaient saisis de cette enquête depuis août 2012 après une plainte contre X déposée par Souha, la veuve de Yasser Arafat à la suite de la découverte de polonium 210, substance radioactive hautement toxique, sur des effets personnels de son mari, décédé en 2004 à l'hôpital militaire Percy de Clamart, près de Paris.

Selon son avocat, Me Szpiner, la veuve de «Abou Ammar» a décidé d'interjeter appel de cette décision.

La veuve de Yasser Arafat a décidé de faire appel de l'Ordonnance de non lieu— Francis Szpiner (@fszpiner) September 2, 2015

Son épouse reste persuadée qu'il a été assassiné par les Israéliens

L'épouse de Yasser Arafat, comme une grande majorité des Palestiniens, est persuadée que l'ancien responsable de l'OLP avait été assassiné par les Israéliens. Arafat est décédé après une brusque détérioration de son état de santé, et les causes de sa mort n'ont jamais été élucidées. Les magistrats étaient saisis de cette enquête depuis trois ans. Les experts mandatés par les juges français ont à deux reprises écarté la thèse de l'empoisonnement, estimant que la présence d'un gaz radioactif naturel, le radon, dans l'environnement extérieur, expliquerait les fortes quantités de polonium enregistrées dans sa sépulture et sur sa dépouille.

Dans leurs expertises complémentaires, les Français avaient ré-exploité des données brutes issues de l'analyse en 2004 par le service de protection ...

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