Morning meeting AOF France / Europe - Rebond attendu, Hillary Clinton rassure

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(AOF) - Les marchés européens devraient rebondir, suivant l’exemple des places asiatiques. Les investisseurs ont été rassurés par la prestation d’Hillary Clinton lors de son premier débat, hier soir, avec Donald Trump. Après avoir nettement progressé lundi dans la perspective de la conclusion d’un accord d’encadrement de la production à Alger, les cours du pétrole reculent légèrement : -0,38% à 47,17 dollars pour le Brent. A Paris, les investisseurs réagiront notamment aux résultats d’Ymagis et de Genfit.

L'analyse technique du CAC 40

Du point de vue de l'analyse graphique, le bureau d'études DayByDay observe que la formation d'un marubozu noir, précédé d'un gap baissier. Cette figure est un signe de baisse clair : un retour sur 4373,75 points est en cours. La faiblesse des marchés américains pèse sur l'indice français. Tant que le gap restera ouvert, la phase corrective sera à privilégier.

Les valeurs à suivre aujourd'hui

CREDIT AGRICOLE

Dans le cadre de sa politique d'optimisation de son bilan, Crédit Agricole S.A., qui détient environ 14,9% du capital d'Eurazeo, annonce le lancement d'une émission d'obligations zéro coupon échangeables en actions Eurazeo existantes à échéance 2019 pour un montant d'environ 300 millions d'euros, ou un maximum de 4 633 042 obligations. L'émission par Crédit Agricole S.A. des obligations 2016 sera réalisée par voie de placement privé via la construction accélérée d'un livre d'ordres

ALSTOM

Alstom a annoncé en Comité central d'entreprise qu'il gèle le projet de fermeture de son site de Belfort, selon des sources syndicales citées par Reuters. L'équipementier ferroviaire attend les prochaines mesures gouvernementales pour statuer définitivement. Le secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie, Christophe Sirugue, a en effet reçu en début de semaine dernière les élus du territoire de Belfort, confirmant sa volonté de travailler avec l'ensemble des parties prenantes pour maintenir l'activité ferroviaire du site de Belfort.

GENFIT

Genfit a accusé au premier semestre 2016 une perte nette de 12,7 millions d'euros contre 8,9 millions un an plus tôt. Sa situation de trésorerie, équivalents de trésorerie et instruments financiers courants s’élevait au 30 juin 2016 à 94,6 millions contre 60,1 millions au 31 décembre 2015. Celle-ci ne couvre pas les besoins de financement à moyen terme de la société pour atteindre 2019, date à laquelle elle envisage qu'Elafibranor obtienne une autorisation de mise sur le marché dans la NASH.

YMAGIS

Ymagis a enregistré au premier semestre une perte nette, part du groupe, de 9,4 millions d’euros contre un bénéfice net de 900 000 euros un an plus tôt. Les charges non récurrentes pour un montant de 8,4 millions d’euros s’expliquent en particulier par la décision du groupe de déprécier entièrement la technologie RBC, utilisée pour l’envoi via broadband des contenus vers les cinémas, pour 7,9 millions d’euros du fait de son prochain remplacement. « Ces éléments exceptionnels auront un effet nettement positif sur les résultats des années à venir », a averti le groupe.

Les chiffres macroéconomiques

Aux Etats-Unis, les investisseurs attendent Indice immobilier Case-Shiller de juillet à 15 heures, l'indice flash des directeurs d'achat (PMI) Service de septembre à 15h45 et l'indice de confiance des consommateurs de septembre à 16 heures.

Ce matin, l'euro perd 0,11% à 1,1242 dollar.

Hier à Paris

Après une semaine particulièrement fructueuse (+3,54% pour le CAC 40), les marchés actions européens sont repartis en nette baisse aujourd’hui. L’embellie provoquée jeudi par le statu quo de la Fed a laissé place aux prises de bénéfices. Une tendance baissière confortée par la perspective du premier débat entre Hilary Clinton et Donald Trump et de la réunion entre l’Opep et la Russie à Alger demain. Enfin, la chute de Deutsche Bank a pesé sur les valeurs financières. La Bourse de Paris a cédé 1,80% à 4 407,85 points tandis que l’Euro Stoxx 50 a perdu 1,81% à 2 977,53 points.

Hier à Wall Street

Comme leurs homologues européens, les marchés américains peinent à repartir de l’avant après avoir beaucoup progressé la semaine dernière. Même la nette hausse des cours du pétrole, soutien traditionnel des indices actions, n’a pas suffi. En plus de prises de bénéfices logiques puisque les valeurs restent proches de leur record historique, les opérateurs se montrent prudents à six semaines de l’élection présidentielle américaine. Cette dernière ligne droite pourrait être marquée par une forte volatilité. Le Dow Jones a perdu 0,91% à 18 094,83 pts et le S&P500 a reculé de 0,86% à 2 146,10 pts.

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