Morning meeting AOF France / Europe - Les marchés sont attentifs à la campagne présidentielle américaine mais restent prudents

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(AOF) - Les marchés européens sont attendus en légère hausse pour commencer la semaine. Après avoir enchainé deux séances consécutives de repli et vécu une semaine atone, les investisseurs vont sans doute saluer la prestation d'Hillary Clinton lors du deuxième débat télévisé de la campagne présidentielle américaine. La candidate démocrate a les faveurs des marchés face à un Donald Trump qui apparait très protectionniste. Pour le reste, la séance pourrait bien rester sans grand éclat. Du côté des valeurs, Vivendi devrait tout de même bénéficier de la montée à son capital de Bolloré.

L'analyse technique du CAC 40

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Les valeurs à suivre aujourd'hui

BOLLORE/VIVENDI

Le groupe Bolloré a annoncé avoir franchi à la hausse le seuil de 20% du capital et des droits de vote de Vivendi après avoir réalisé plusieurs opérations qui sont venues renforcer sa participation. D'abord, le groupe a finalisé le dénouement anticipé, en espèces, de l’opération de couverture et de financement mise en place en avril 2015, portant sur 34 millions d’actions soit 2,6 % du capital de Vivendi. Ensuite, Bolloré a conclu un emprunt d’actions jusqu’au 25 juin 2019, portant sur 34,7 millions d’actions, soit 2,7 % du capital.

GENERIX GROUP

Generix Group, éditeur de solutions applicatives pour les écosystèmes industriels, logistiques et commerciaux, a annoncé la finalisation de la prise de participation dans la société canadienne Sologlobe Logistique Inc, spécialisée dans le domaine des solutions Supply Chain. Conformément à l'accord signé le 14 septembre 2016, Generix Group devient donc l'actionnaire majoritaire de la société Sologlobe Logistique Inc.

ARCELORMITTAL

Le secteur européen de l'acier peut se réjouir. A l'issue de deux procédures initiées par la fédération professionnelle européenne Eurofer, l'Union européenne a fixé des droits anti-dumping provisoires sur deux catégories d'acier importé de Chine. En Bourse, l'impact de cette décision est direct : le premier groupe sidérurgiste mondial ArcelorMittal a gagné vendredi 2,08% à 5,653 euros à la Bourse d'Amsterdam. L'enjeu était de taille.

TOTAL

La chimie de Total (-0,29% à 42,93 euros vendredi) ne sera bientôt plus que de l'histoire ancienne. Après avoir introduit en Bourse sa filiale Arkema, vendu ses engrais, abandonné les matériaux composites et cédé ses adhésifs, la compagnie pétrolière s'est défaite vendredi de sa filiale de chimie de spécialités Atotech. C'est le fonds d'investissement américain Carlyle qui reprend cette affaire pour 3,2 milliards de dollars.

Les chiffres macroéconomiques

Les marchés sont fermés au Japon.

En août sur un an, les exportations allemandes ont progressé de 9,8% et les importations de 5,3%. Par rapport au mois précédent, les premières ont augmenté de 5,4% et les secondes de 3%. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient +2,2% et +0,7%. En données ajustées, l'excédent commercial s'est élevé à 22,2 milliards d'euros contre un consensus de 20 milliards.

A 08h30 sera publiée la troisième estimation de la croissance française du troisième trimestre.

A 10h30, les investisseurs découvriront l'indice Sentix d'octobre pour la zone euro et, à 12h, les indicateurs avancés de l'OCDE pour octobre.

A 08h30, l'euro cote 1,1180 dollar en baisse de 0,19%.

Hier à Paris

Les marchés actions européens ont accusé vendredi leur troisième séance consécutive de baisse. Les investisseurs attendaient avec intérêt les chiffres de l'emploi américain pour le mois de septembre dans l'espoir de prévoir le calendrier de relèvement des taux de la Fed. Ils sont restés sur leur faim car les créations d'emploi ont ralenti de manière inattendue en septembre pour un troisième mois consécutif, mais les chiffres d'août ont été révisés à la hausse. Le CAC 40 a cédé 0,67% à 4 449,91 points tandis que l’Euro Stoxx 50 a abandonné 0,63% à 3 002,54 points.

Hier à Wall Street

Difficile de déceler un seul élément pour expliquer le repli de Wall Street vendredi. Il y a d’abord les chiffres de l’emploi, certes inférieurs aux attentes - 156 000 créations d’emplois recensées pour 175 000 attendues - mais encore solides. D’ailleurs, les investisseurs restent majoritaires à prévoir un relèvement des taux en décembre. Ensuite, il y a le regain d’inquiétude lié au flash crash de la livre qui rappelle que le Brexit reste un facteur de volatilité pour les marchés. Le Dow Jones a perdu 0,15% à 18 240,49 points (-0,37% en 5 jours) et le S&P500 0,33% à 2 153,74 points (-0,67%).

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