Morgan Stanley livre un bénéfice ajusté meilleur que prévu

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AMÉLIORATION DE L'EXPLOITATION POUR MORGAN STANLEY AU 3E TRIMESTRE
AMÉLIORATION DE L'EXPLOITATION POUR MORGAN STANLEY AU 3E TRIMESTRE

(Reuters) - Morgan Stanley a annoncé jeudi une perte nette au troisième trimestre mais son bénéfice ajusté a progressé plus fortement que prévu grâce à l'amélioration des revenus de son activité de trading sur le marché obligataire qui plombait depuis longtemps les comptes de la banque d'affaires.

Le bénéfice des opérations poursuivies a été de 561 millions de dollars (429 millions d'euros), soit 28 cents par action, contre 64 millions, soit deux cents par action, un an auparavant. Les analystes attendaient 24 cents par action, selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S.

L'action Morgan Stanley gagnait 2% dans les transactions avant l'ouverture de Wall Street en réaction à ces résultats.

La hausse du bénéfice ajusté est surtout liée à l'amélioration des activités sur valeurs mobilières pour les institutionnels, qui incluent le trading et la banque d'investissement.

Le résultat avant impôts de cette activité, hors ajustements pour valorisation de la dette de la banque, a atteint 345 million de dollars, contre 37 millions un an auparavant.

Les performances de l'activité de gestion de fortune dans le monde se sont également améliorées, hors coûts exceptionnel d'intégration et d'achat d'une part supplémentaire dans une société commune de courtage avec Citigroup.

La marge bénéficiaire avant impôts est passée de 11% à 14%. La direction de la banque a fixé un objectif autour de 15% de marge pour son activité de gestion de fortune l'an prochain.

Morgan Stanley a cependant accusé une perte nette d'un milliard de dollars, soit 55 cents par action, en raison de charges liées au changement de valorisation de sa propre dette, après avoir gagné 2,2 milliards, ou 1,14 dollar par action, il y a un an.

La banque a dû passer une charge de 2,3 milliards de dollars pour ajustement de la valeur de sa dette.

Cette opération est liée à une nouvelle règle comptable, connue sous l'appellation d'"ajustement de la valorisation des dettes" (debt valuation adjustements, ou DVA).

Lauren Tara LaCapra; Marc Angrand et Juliette Rouillon pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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