Morano, Dati... le blues des sarkozystes historiques

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Morano, Dati... le blues des sarkozystes historiques
Morano, Dati... le blues des sarkozystes historiques

« Tout changer, de la cave au grenier », voilà ce que veut faire Nicolas Sarkozy en s'emparant de l'UMP. Et l'ancien président de la République -- qui devrait se déclarer dimanche soir au 20 Heures de France 2, voire dès vendredi dans une tribune dans la presse régionale -- entend bien jouer à fond sur l'émergence de nouveaux visages à ses côtés. En clair, pas question de repartir avec le même casting qu'en 2007 ou en 2012, notamment parmi les sarkozystes de la première heure. Ces derniers jours, rares sont d'ailleurs ceux qui ont été associés aux ultimes discussions dans ses bureaux de la rue de Miromesnil, où il consulte à tour de bras pour peaufiner son équipe de campagne et sa stratégie du retour.

De quoi piquer certains d'entre eux dans leur orgueil ? Forcément. A l'image de Nadine Morano qui s'agaçait déjà début août de le voir prêter plus facilement l'oreille aux jeunes pousses de l'UMP qu'à sa vieille garde, tout en menaçant de prendre ses distances. Et, mercredi, Rachida Dati lui a emboîté le pas. Dans une tribune au « Figaro », elle pose elle aussi ses « conditions ».

« L'une et l'autre ont bien compris que pour exister aux yeux de Nicolas, il faut forcément être dans le rapport de force. Alors, elles tentent le tout pour le tout. C'est 36-15 j'existe », ironise un habitué de la rue de Miromesnil, tout en rappelant que Sarkozy avait été « très agacé » de la charge de Morano cet été.

« J'assume mes propos et j'ai eu l'occasion de le lui dire en face », nous répond l'intéressée, qui rappelle « les nombreuses fois » où elle est montée au créneau pour le défendre, « quand d'autres se planquaient ». « Nicolas Sarkozy a dit qu'il ferait de la place à tout le monde et il a raison. Mais il a surtout besoin d'élus de terrain qui ont fait leurs preuves et en qui il peut totalement faire confiance », enfonce l'ex-ministre. Des propos repris par Dati dans sa tribune hier, ...

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