Morano caricaturée en bébé trisomique: Charlie Hebdo devant la justice

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Morano caricaturée en bébé trisomique: Charlie Hebdo devant la justice
Morano caricaturée en bébé trisomique: Charlie Hebdo devant la justice

Nadine Morano, la «fille trisomique cachée» du général de Gaulle: cette une, publiée en octobre 2015 après les propos controversés de la députée européenne sur la France pays de «race blanche», a valu à l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo de comparaître vendredi devant la justice.

 

Cet après-midi, audience sur la Une injurieuse de #CharlieHebdo: total soutien collectif contre l'handiphobie partie dans cette affaire#T21 pic.twitter.com/lexjo02bIC

— Fondation Lejeune (@FondLejeune) 18 novembre 2016

 

A la barre de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, le directeur du journal et auteur du dessin Laurent Sourisseau, alias Riss, explique que l'objet du dessin était de railler «l'audacieuse» filiation politique invoquée par Nadine Morano : «C'est ça et rien d'autre».

 

«Nous sommes un pays judéo-chrétien, le général de Gaulle le disait, de race blanche, qui accueille des personnes» étrangères, avait-elle déclaré quelques jours auparavant, propos qui avaient suscité un tollé. Ils avaient même fait l'objet d'un signalement de la part de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), auquel le parquet n'a pas donné de suite judiciaire. Sur le plan politique, Nadine Morano s'était vu retirer son investiture du parti Les Républicains pour les élections régionales.

 

 

Charlie Hebdo poursui pour injure et provocation à la haine

 

Le Collectif contre l'handiphobie poursuit Charlie Hebdo pour injure et provocation à la haine et à la discrimination. Président de l'association, Alexandre Varaut, avocat de profession, explique que ce dessin a été «douloureusement» ressenti par les parents de handicapés, une «gifle», dit-il. «On voit bien qu'on est une sorte de dommage» collatéral, poursuit-il, mais le bouffon est légitime quand il s'en prend aux puissants, «il ne faut pas se servir des faibles pour faire mal».

 

Riss rétorque qu'il ...

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