Moralisation de la politique : le feu des critiques s'intensifie, en pleine affaire Ferrand

le , mis à jour à 13:20
12

C'est ce qu'on appelle un mauvais timing politique. Alors que le parquet de Brest annonce l'ouverture d'une enquête préliminaire dans le cadre de l'affaire Ferrand, François Bayrou doit dévoiler son projet de moralisation de la politique ce jeudi. Une loi déjà «morte», pour Xavier Bertrand, tandis que les responsables de nombreux partis dénoncent le maintien du ministre de la Cohésion des Territoires au gouvernement. De son côté, Matignon réaffirme sa confiance au ministre, notamment soupçonné de favoritisme, après les révélations du Canard Enchaîné le 23 mai dernier.. 

 

Accoyer et Beryrand montent au créneau

 

Une loi «morte» pour Bertrand. Pour Xavier Bertrand, la fameus loi est déjà «décrédibilisée» par l'affaire Ferrand. Le président de la région des Hauts-de-France juge incohérente l'attitude d'Emmanuel Macron, «par rapport à toutes ses déclarations passées». Le situation de Richard Ferrand est «surtout un problème par rapport à la promesse du président de la République (...) de bâtir un monde politique nouveau», a estimé Xavier Bertrand ce jeudi sur RTL. 

 

Le secrétaire général du parti Les Républicains Bernard Accoyer ne dit pas autre chose. S'étonnant «du silence troublant du président de la République», qui n'a apporté qu'un soutien discret à son ministre, lors de son déplacement à Saint-Nazaire, ce dernier estime ce jeudi que «l'exigence de moralisation, qui a été placée comme priorité par l'exécutif, devrait conduire M. Ferrand à être placé en retrait du gouvernement».

 

«Une vaste opération d'enfumage» pour Le Pen

 

«Quand la première décision que vous prenez, c'est une loi de moralisation de la vie politique - dans moralisation, il y a morale - on ne peut pas venir nous expliquer aujourd'hui que les agissements de Ferrand sont acceptables», a lancé Marine Le Pen à l'adresse de l'exécutif, invitée sur Europe 1. «Ou alors on s'aperçoit ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • serval02 il y a 6 mois

    REM protège les "brebis galeuses"...Et REM montre du doigts les turpitudes des autres...Et les co.cus qui ont votés Macron le défendent pour ne pas passer pour des imbé.ciles...Lamentable...

  • M4314275 il y a 6 mois

    Les frustrés de la présidentielle se défoulent.

  • 2010jpge il y a 6 mois

    soyons prudents et attendons la justice ; une loi sera votée , les choses seront claires et définies ; à partir de là on pourra juger les défaillants !!

  • aerosp il y a 6 mois

    La position du pseudo premier ministre est indigne, il nous prends vraiment pour des k ons

  • cavalair il y a 6 mois

    Le gamin est incapable de gerer son poste, avec Holland on allait dans le mur avec Macron on accelere

  • cavalair il y a 6 mois

    TOUS PURRIS et surtout Macron le premier, plus ca change plus c'est la meme chose

  • franck8 il y a 6 mois

    Tout ça montre, en tout cas, que Macron et Philippe ne savent pas gérer correctement cette affaire.

  • rodde12 il y a 6 mois

    Ce n'est pas le problème Ferrand, Sarkosi, Bayrou, Le Pen Sarnez ou tout autre politicard c'est devenu le problème du parquet aux ordres. Celui de Rennes vient de le comprendre. une bonne partie des magistrats ont les idées qui vont bien au gouvernement, a tel point que 9a fait affaire de famille on république bananière.

  • M4314275 il y a 6 mois

    Parlons de la morale des journalistes. Leurs chaînes TV diffusent de la publicité sur la Turquie d'Erdogan. Les journalistes emprisonnés ne les dérangent pas. L'argent n'a pas d'odeur.

  • M2281386 il y a 6 mois

    J'ai dans l'idée que Beyrouth va remettre à plus tard (aux calendes grecques) sa loi de moralisation... Il doit avoir la morale dans les chaussette!!!!!