Montré du doigt en Inde, Leonardo-Finmeccanica réplique

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    MILAN, 30 mai (Reuters) - Le groupe italien de défense 
Finmeccanica  LDOF.MI  a menacé lundi de remettre en question sa 
présence en Inde, quelques jours après l'annonce par New Delhi 
de sa volonté de l'écarter des appels d'offres publics en raison 
de soupçons de corruption dans un marché d'hélicoptères. 
    Plusieurs anciens dirigeants du conglomérat - dont l'Etat 
est actionnaire - ont été jugés coupables par la justice 
italienne d'avoir eu recours à la corruption active pour 
emporter en 2010 un contrat de fourniture d'hélicoptères à 
l'Inde pour 560 millions d'euros.   
    Finmeccanica a pris ses distances avec le dossier en 
affirmant qu'il concernait des comportements individuels et non 
la politique de l'entreprise dans son ensemble, mais le ministre 
indien de la Défense a affirmé que le groupe ne serait pas 
autorisé à participer aux futurs appels d'offres publics. 
    Répondant à ces propos, Finmeccanica a déclaré dans un 
communiqué que ses activités en Inde étaient "très marginales". 
    "La société espère qu'une solution commune et transparente 
sera trouvée dès que possible afin de faire la lumière sur les 
initiatives en cours et les opportunités futures", a ajouté le 
groupe.  
   "Si cela n'était pas le cas, la société ne manquera pas 
d'évaluer la situation au vu de la faible importante de ses 
activités actuelles dans le pays." 
    Dans le même communiqué, le groupe d'aéronautique et de 
défense confirme ses prévisions financières pour cette année, à 
savoir 20 milliards d'euros de commandes et un résultat 
d'exploitation de 1,22 à 1,27 milliard d'euros, précisant 
qu'aucune nouvelle commande indienne n'était intégrée dans les 
prévisions budgétaires.  
 
 (Giulia Segreti; Marc Angrand pour le service français) 
 
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