Montpellier, la nostalgie d'un rêve

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Montpellier, la nostalgie d'un rêve
Montpellier, la nostalgie d'un rêve

C'est la dernière lumière d'un championnat qui ne frissonne plus. Au printemps 2012, Montpellier arrachait un titre de champion devant un PSG en construction et avec une génération maison. Depuis, la Paillade tente de laisser sa tête en Ligue 1 malgré des lendemains difficiles. Comme Bordeaux et Lille avant elle et avec le souvenir d'un rêve lointain.

La nuit est tombée sur la porte d'Auteuil. De part et d'autre de la rue, des maillots bleus marqués au centre d'une large bande rouge. Le sourire est discret, quelques chants se font encore entendre. Ce dimanche de mai 2012, le Paris Saint-Germain vient de boucler sa saison à domicile par une victoire facile sur Rennes (3-0) et un triplé de Nene. Il ne le sait pas encore, mais en août, il sera relégué au statut de remplaçant et ne sera plus la star qu'il est devenu dans les bras du Parc. L'important est ailleurs. Chacun a le nez planté sur son téléphone et ne pense qu'à une chose. Savoir ce qu'il se passe près de 750 kilomètres au sud, à Montpellier, où la troupe de René Girard affronte Lille. On joue la trente-septième journée de championnat, et le match n'est pas encore terminé à la Mosson au moment où le Parc se vide. Un dernier ballon est balancé sur la poitrine d'Olivier Giroud qui claque un rush pour l'histoire avant de servir Karim Aït-Fana. C'était le dernier temps d'une valse magnifique. Montpellier vient de braquer le rêve du nouveau PSG repris par les sourcils relevés de Carlo Ancelotti à la reprise de janvier. Quelques minutes plus tard, René Girard fond en larmes face à la presse : "Putain..." Reprise d'un journaliste avec un "tu ne t'attendais pas à ça ?" Girard est clair : " Non, pas tout à fait non..." Le MHSC vient d'assurer sa place en Ligue des champions la saison suivante et décrochera le premier titre de champion de France de son histoire le week-end suivant à Auxerre. En plein rêve.


Les voyageurs du lendemain


Ce soir de mai, dans la zone presse de la Mosson, Louis Nicollin le savait déjà : le plus dur serait le lendemain. Lui parle déjà d'un "mal de tête" à venir. Car onze mois plus tôt, le président avait fixé l'objectif d'une septième place après un exercice 2010-11 galère ponctué en quatorzième position. René Girard, lui, confie vouloir "être réaliste. On fait partie du deuxième championnat. Finir dans les dix premiers, c'est une belle performance." Le ton est donné autour d'une classe biberon tirée de la Gambardella remportée en 2009 par la génération de Belhanda, Cabella et Stambouli. Olivier Giroud, lui, sort d'une première…




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