Montpellier - Castres : Un duel de gladiateurs

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Montpellier reçoit Castres ce dimanche (16h15) lors du deuxième match de barrage pour accéder aux demi-finales à Rennes. Le MHR, qui a concédé une lourde défaite au Racing 92 lors de la dernière journée de Top 14, a toujours du mal face aux Castrais cette saison. Le CO, qui reste sur trois bonnes performances, est l'équipe que personne ne voulait affronter dans ces barrages.

Montpellier, après sa victoire en Challenge Cup, est à trois marches d’un doublé historique pour le club. Mais avant de penser à une éventuelle victoire en finale du Top 14 à Barcelone, le MHR devra battre le Castres Olympique. Et ce ne sera pas une mince affaire car les joueurs de Jake White ont eu des difficultés cette saison pour se défaire du CO. A l'Altrad Stadium, où le match de barrage se déroulera ce dimanche, les coéquipiers de Fulgence Ouedrogo avaient eu toutes les peines du monde pour battre des Castrais accrocheurs (22-19). « Forcément, Montpellier à l’extérieur, c’est un match compliqué, nous assure Christophe Urios. Néanmoins, j’ai la faiblesse de penser que tout est remis à zéro. Nous les avons battu chez nous. Nous avons réalisé un très grand match chez eux où nous avions perdu que de trois points. Avec un peu plus de lucidité, nous aurions pu gagner. Je pense que nous ne sommes pas très loin ». Le match retour n'est pas un très bon souvenir pour les Montpelliérains avec une lourde défaite à Pierre-Antoine (34-19) marquée par un triplé d'Alex Tulou, l'ancien troisième ligne centre du MHR. La rencontre de ce dimanche (16h15) sera donc l'occasion pour l'une des deux équipes de prendre l'avantage… mais surtout d'aller à Rennes le week-end prochain. « Ce n’est pas un match ordinaire car il a une saveur de phases finales, nous confie Benoît Paillaugue. Le gagnant ira en demi-finale alors que le perdant sera en vacances. On a déjà joué contre eux avec comme bilan une victoire pour une défaite. C’est donc un match nul sur les deux confrontations. C’est sûr que c’est une rencontre à part mais on ne se monte pas plus la tête que ça. On essaye de l’aborder sereinement avec on espère à la clef une qualification en demi-finale ». Un choc physique Avec sa colonie sud-africaine, Montpellier va s'appuyer, comme depuis plusieurs semaines, sur un duel physique de tous les instants. Castres n'est pas en reste et sait à quoi s'attendre dans l'Hérault. « La dimension physique est incontournable, nous assure Christophe Urios. Si nous ne rivalisons pas physiquement face à Montpellier, c’est impossible de gagner le match. De la même façon, il faudra être fort sur la ligne d’avantage et disciplinés. C’est une équipe qui est très forte sur les ballons portés et en mêlée, donc il faudra être très fort physiquement. Durant 80 minutes, nous devrons à la fois être très engagés physiquement mais aussi avoir la tête froide pour faire front. Notre équipe est elle aussi très physique. Ce sera frontal et dur ».  Si le CO peut rivaliser dans le combat, le niveau de fraîcheur physique affichée par le MHR lors de sa défaite à Colombes le week-end dernier peut inquiéter. Fulgence Ouedraogo s'est peut entraîné cette semaine, symbole de cette usure. « C’est vrai que sur le match face au Racing, il y avait un peu de fatigue de notre côté, constate Benoît Paillaugue. Cela s’est vu en seconde période. Mais depuis le mois d’août, on cravache pour jouer les barrages et ce genre de match. Là, on sait que le perdant mettra un terme à sa saison et que le gagnant ira à Rennes ».

Destination Roazhon Park

Et pour prendre la direction de la Bretagne, les coéquipiers de Rémi Lamerat pourront compter sur Rory Kockott, l'homme en forme de cette fin de saison du côté du Tarn. Le demi de mêlée international a inscrit deux essais lors de la victoire de son équipe face au Stade Français et avait aussi inscrit les trois-quarts des points du CO afin de décrocher quatre précieux points à Oyonnax. Castres est même l'équipe que personne ne voulait affronter en barrage. « C’est peut-être le cas du Racing mais pour nous, peu importe l’adversaire, raconte Benoît Paillaugue. On n’a pas du tout calculé. Que ce soit Castes ou Toulouse, on sait que ce sera difficile. A la base, on voulait se qualifier directement pour les demi-finales à Rennes mais on n’a pas réussi à le faire. Je pense que cela va être un match serré. C’est une rencontre qui va se jouer sur des petits détails comme l’envie et la discipline. C’est une équipe qui est difficile à manœuvrer. On espère que l’on va gagner pour aller en demi-finale ».  Le Roazhon Park, c'est la destination que les deux équipes veulent atteindre le week-end prochain. Malgré le statut de favori qui colle à la peau du MHR, Chritophe Urios est sûr que son équipe répondra présente à l'Altrad Stadium. Et l'entraîneur va s'appuyer sur un levier bien connu pour motiver ses troupes. « Une chose est certaine, c'est que le discours et l’approche doivent être différents, confie le technicien. Ce sont des matchs spéciaux. Tu gagnes, tu continues l’aventure alors que si tu perds, t’es en vacances. Il faut faire en sorte de travailler sur l’émotion mais pas trop car c’est important d’être précis dans son jeu d’autant plus quand tu joues à l’extérieur et contre Montpellier. Ce sera un bras de fer ».
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