Monti face à la grande misère des directeurs de musée

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En jouant la transparence sur les salaires de la fonction publique, le président du Conseil italien fait éclater un scandale.

Antonio Natali dirige depuis août 1980 les Offices de Florence, l'un des musées les plus prestigieux au monde avec 1,8 million de visiteurs par an. Et depuis vingt-deux ans, il perçoit le même salaire, 1780 euros par mois, vingt-trois fois moins que le directeur des Monopoles ou que le chef d'état-major des armées. «J'ai honte de dire mon salaire à mes collègues du Louvre ou du British Museum. Si ma femme n'était pas enseignante, j'aurai dû abandonner mon métier depuis longtemps», dit-il au Figaro.

Anna Lo Bianco, l'une des meilleures spécialistes italiennes d'histoire de l'art, bac+7 et un nombre incalculable de concours d'État à son actif, touche sensiblement la même chose pour diriger à Rome la Galerie nationale d'art antique. La même chose, c'est-à-dire quatre fois moins que le dernier des huissiers du Sénat. «J'ai 40 employés sous mes ordres. Quand les gardiens ont appris mon salaire, ils m'ont témoigné leur solidarité. Ils sont payés comme

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  • M4189758 le mercredi 14 mar 2012 à 08:18

    JPi - Candidats à l'élection présidentielle face à la grande misère du surendettement. 7 français sur 10 croient que quelques millions d'impots ici ou là vont résoudre le problème du surendettement de la France. Arrêtez de nous bassiner avec les impôts, prélèvements, taxes. Ce sont tous les Français qui se croient plus riches qu'ils ne le sont. La dette augmente 'automatiquement' de 90 Mrds par an. Ce qu'il faut c'est réduire les dépenses France. Sinon le musée ce sera nous.