"Monterrubio et Frei, c'était le duo magique !"

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"Monterrubio et Frei, c'était le duo magique !"
"Monterrubio et Frei, c'était le duo magique !"

Alors que Montpellier reçoit Rennes pour cette trente-septième journée de championnat, un homme a porté le maillot de deux clubs. Son nom ? John Utaka. Retour sur la carrière d'un joueur "certifié Ligue 1".

Tu es né à Enugu au Nigéria, comment s'est passée ton enfance ?
Mon enfance s'est très bien passée. On était six enfants. Trois garçons, trois filles. On allait à l'école ensemble, on s'amusait bien. Tranquille, quoi.

Comment tu as rencontré le football ?
Dans notre quartier, le football était roi. Dès petits, on allait taper le ballon. On connaissait chaque recoin du terrain. À l'âge de 6 ou 7 ans on jouait en six contre six et on s'amusait à voir qui allait marquer le plus de buts. Et vers 14 ou 15 ans, je commençais à faire de petits tournois à Enugu. On appelle ça la "Zonal competition" qui se joue entre quartiers et les meilleurs de chaque zone se rencontrent. C'est là-bas où j'ai commencé à vraiment jouer au foot.

Ca jouait dur durant ces tournois ?
Ouais, on jouait dur, il fallait défendre l'honneur de son quartier. Toutes les compétitions, on les jouait à fond car c'était une question d'honneur. On a quand même réussi à en remporter un, mais on était surtout là pour le plaisir. Finalement, à l'issue d'un tournoi, des recruteurs de clubs de premières division étaient venus nous voir jouer et il y avait ceux d'Enugu, ma ville. Au départ, j'étais en équipe réserve, mais j'ai commencé à jouer un football plus rigoureux. On faisait des petits matchs contre les équipes du coin, avec des petites récompenses à la clé.

Tu es vite repéré par El-Mokawloon, un bon club égyptien, comment cette occasion est arrivée ?
Durant un autre tournoi en 1998, on jouait un petit match amical contre une équipe universitaire et dans les tribune, il y avait un recruteur égyptien. Ce dernier est venu me voir après un match pour me parler d'un éventuel transfert vers l'Egypte. Je l'ai suivi pour un essai avec le club d'Al-Masry dans un match contre l'équipe d'El-Mokawloon. À l'époque, l'entraîneur d'El-Mokawloon était Josef Hickersberger, l'ancien coach de l'Autriche durant la Coupe du Monde 90. On perd 2-0 le match contre son équipe et ensuite, Josef est venu me parler en me disant qu'il aimerait me voir dans son équipe. J'étais maigre, mais techniquement, j'étais pas mal. Il m'a pris sous son aile et avec lui, j'ai vraiment progressé.
[BR…









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