Montero, la Turbine de Swansea

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Par ses crochets dévastateurs, son activité incessante et ses courses folles, Jefferson Montero a charmé Swansea la saison dernière. Cette année, après avoir causé bien des tourments à Chelsea en match d'ouverture, il semble lancé pour faire succomber la Premier League. Portrait d'un homme qui adule Robert Pirès et vient de très loin.

Le contraste des décors laisse deviner l'immensité du chemin parcouru. Aux lumières brillantes et à l'opulence presque indécente de la Premier League s'opposent la simplicité de Babahoyo. C'est au cœur de cette ville d'Équateur de plus de 140 000 âmes, capitale de la province de Los Ríos, que Jefferson Montero a tapé dans ses premiers ballons. Là qu'il a grandi, qu'il s'est construit autour d'une famille aimante et soudée. "Je viens d'une famille humble, c'est ce qui m'a rendu fort et me permet aujourd'hui de faire mon métier avec beaucoup de plaisir, se réjouissait-il en juin dernier. Ma famille est heureuse. Mon père était paysan. Aujourd'hui, il gère une ferme que j'ai pu acquérir. C'est ce qu'il mérite". De ses propos, toujours marqués d'une profonde modestie, transpirent une indéniable part de fierté. Celle d'avoir pris son envol vers l'Europe pour désormais s'implanter au sein de l'équipe de Swansea, l'une des valeurs sûres du championnat anglais. Mais, avant cela, il a fallu s'armer de patience.

"J'ai eu le même traitement hormonal que Messi"


À vrai dire, sans le ballon rond, Jefferson Montero aurait sans doute eu une autre vie. Pas celle d'un joueur de football de haut niveau, mais d'un agriculteur. Très jeune, il épaulait son père dans son exploitation agricole de bananes qui entourait sa maison à Babahoyo. "C'est un travail dur, vraiment dur. Les jours sont longs et difficiles, se remémorait-il en décembre dernier. Ce qui est certain, c'est que je ferais ça maintenant si je n'avais pas joué au foot. J'ai travaillé dans des exploitations pendant un moment mais j'étais paresseux. Je voulais juste jouer au foot. C'est toujours ce que j'ai voulu". Une passion irrépressible qui le pousse à sécher l'école pour s'adonner aux plaisirs du ballon rond. Sauf que l'envie et le talent ne suffisent pas à l'époque pour séduire les clubs. Trop petit, Montero a dû prendre des hormones de croissance afin qu'on lui offre sa chance : "J'ai eu le même traitement hormonal que Lionel Messi quand j'étais jeune. Sans ça, je serais probablement plus petit de dix centimètres aujourd'hui (il mesure désormais 1m70, ndlr)".

C'est en 2007, à dix-sept piges, que Jefferson Antonio Montero Vite entame sa carrière professionnelle à Emelec, porté par l'amour du foot de son paternel. Et endosse ensuite le maillot de…




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