Montée de l'extrême droite en Europe : des origines diverses

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INTERVIEW - La France n'est pas le seul pays où l'extrême droite bat des records. La crise et la crainte de perdre l'identité nationale jouent inégalement selon les pays. L'analyse de Stéphane François, politologue et chercheur associé au Groupe Sociétés Religions Laïcités (GSRL) du CNRS.

LE FIGARO. - La percée de l'extrême droite dans des pays européens comme la Suisse, la Norvège et les Pays-Bas est-elle comparable à celle du Front national en France?

Stéphane FRANÇOIS. - Il faut bien distinguer les deux types de mouvements d'extrême droite qui existent en Europe. D'une part, il y a l'extrême droite «classique», virulente, antisémite, parfois violente. Le Jobbik en Hongrie, qui plaide pour le retour des valeurs chrétiennes, de la famille et de l'autorité et se réfère parfois aux symboles d'une formation fasciste pronazie des années 1930 (le Parti des croix fléchées de Ferenc Szalasi) en est un bon exemple. Mais ce genre de parti est plutôt en déclin en Europe occidentale. D'autre part, on observe l'émergence de partis dits néopopulistes, qui participent davantage à la vie politique et parfois à certains gouvernements. Ces derniers surfent actuellement sur deux éléments: la crise économique et surtout la peur de la perte de l'identité eur

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