Montebourg veut du temps pour examiner les deux offres sur Alstom

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ARNAUD MONTEBOURG VEUT DU TEMPS POUR EXAMINER LES DEUX OFFRES SUR ALSTOM
ARNAUD MONTEBOURG VEUT DU TEMPS POUR EXAMINER LES DEUX OFFRES SUR ALSTOM

PARIS (Reuters) - Arnaud Montebourg a confirmé dimanche qu'Alstom faisait l'objet de propositions du groupe américain General Electric et de la société allemande Siemens pour le rachat de sa partie énergie, mais a annoncé qu'il refusait que la décision soit prise dans la précipitation.

Le rendez-vous prévu dimanche à Paris entre le ministre de l'Economie et le président de General Electric, Jeffrey Immelt, a d'ailleurs été reporté de quelques jours, a annoncé dimanche une porte-parole du ministère.

"Il est reporté de quelques jours", a-t-elle dit en expliquant qu'il s'agissait pour le gouvernement français de "ne pas être mis devant le fait accompli".

La proposition de General Electric, peut-on lire dans un communiqué d'Arnaud Montebourg, porterait sur le rachat de la partie énergie d'Alstom, en grande difficulté.

"Par ailleurs, Siemens a fait connaître ce dimanche une autre proposition pour Alstom. Il s'agit de créer deux champions européens et mondiaux dans les domaines de l'énergie et du transport, l'un autour de Siemens et l'autre autour d'Alstom", a-t-il ajouté.

"Le gouvernement est prêt à examiner leurs projets avec le souci de préserver les intérêts de la base industrielle de la France et à y participer financièrement. Il sera particulièrement ferme sur ses exigences de maintien et de créations d'emplois, d'investissements et de recherche-développement en France, ainsi que le maintien des centres de décision en France. Il sera extrêmement vigilant s?agissant du maintien de l'excellence et de l'indépendance de la filière nucléaire française", poursuit le texte.

Arnaud Montebourg souligne que si GE et Alstom, dont un conseil d'administration est prévu dimanche, "ont leur calendrier, qui est celui d'actionnaires", "le gouvernement français a le sien, qui est celui de la souveraineté économique".

Il entend ainsi "disposer du temps nécessaire à un examen sérieux des propositions" et exhorte Alstom, qui vit "notamment de la commande publique et du soutien de l'Etat à l'exportation", à examiner l'ensemble des offres.

"Compte tenu des enjeux stratégiques pour l'industrie et l'économie française, le gouvernement n'acceptera pas qu'une décision soit prise, quelle qu'elle soit, dans la précipitation et sans l'instruction conjointe avec les intérêts de la Nation des choix alternatifs", conclut le ministre de l'Economie.

(Yves Clarisse)

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  • M3182284 le dimanche 27 avr 2014 à 17:23

    Linterventionnisme, lingérence du kabyle qui nous sert de ministre contribué à décrédibiliser la France comme pays qui respecte la propriété privée. Jinvestis hors des frontières.