Montebourg se dit prêt à engager "un rapport de force" avec l'UE

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Arnaud Montebourg à Paris le 5 novembre 2016 ( AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT )
Arnaud Montebourg à Paris le 5 novembre 2016 ( AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT )

Arnaud Montebourg, candidat à la primaire organisée par le Parti socialiste, s'est dit prêt dimanche à engager "un rapport de force" avec l'Union européenne, quitte à bloquer le processus européen, pour que la France "défende ses intérêts".

Se présentant comme un "Européen convaincu" et jugeant que "la France a besoin d'unité, d'union, et d'unité européenne pour peser dans le monde", il a néanmoins estimé lors du "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI que le pays "ne peut plus aujourd'hui subir des atteintes à ses intérêts vitaux auxquels l'Union européenne dans sa construction actuelle porte atteinte".

"Nous allons faire une chose qui est étrangère finalement aux dirigeants européens, ça s'appelle le rapport de force. Il est inéluctable maintenant, car la France est menacée, elle est un pays fragilisé et en difficulté économique (...) et donc la France défendra ses intérêts", a-t-il dit.

"Je me souviens que le général de Gaulle, inspiré par la politique dite de la chaise vide, avait procédé de la sorte. Il avait bloqué le processus européen. Eh bien, je le ferai avec les alliés qui aujourd'hui sont nombreux", a-t-il assuré, affirmant que nombre de pays ont "protesté sur la façon dont l'Europe aujourd'hui dysfonctionne", notamment sur l'"austérité obsessionnelle".

Interrogé sur la réaction des Allemands en cas de blocage, il a répondu: "L'Europe n'est pas allemande, l'Europe est composite", ajoutant qu'"il y aura une discussion sérieuse, ça ne va pas être facile".

"Mais j'invite les Français à me suivre pour que le discours du Bourget trouve un corps, une consistance", car François Hollande, qui avait indiqué avoir pour adversaire le monde de la finance dans ce discours de 2012, n'était "pas prêt à payer le prix d'un blocage des institutions européennes".

"Je suis prêt à payer ce prix", a assuré M. Montebourg.

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  • GLLOQ440 il y a un mois

    La plus grosse erreur de l'UE est d'avoir fait entrer le loup dans la bergerie, c'est à dire les anglais dont la seule devise fut " le beurre et l'argent du beurre, on vous laisse la crémière". Ce sont même les financiers et technocrates britanniques qui faisaient la loi à Bruxelles !... un comble !...

  • M9244933 il y a un mois

    Tremblez, l'Europe!

  • frk987 il y a un mois

    Faire référence au discours du Bourget, ce fut le meilleur sketch comique que j'ai entendu que je disais à l'époque, hélas j'ai eu raison. Et ce grand benêt qui veut le remettre sur le tapis.

  • antoin94 il y a un mois

    polichinel sympathique !

  • M999141 il y a un mois

    Il entend gérer les affaires de la France mais n'a pas été capable de faire décoller sa start up d'arbres à éoliennes, pourtant largement achetées par des camarades d'idéologie, avec souvent l'argent des contribuables ! Dès qu'il y a du vent, celles ci sont dangereuses ! alors bien sûr, on va lui faire confiance.Je propose qu'il commence par tenir pendant quelques années un baraque à frites, histoire de prouver qu'on peut lui confier une affaire. Pour gérer le pays, doit faire ses preuves !