Montebourg, le chantre de la démondialisation

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Le défenseur du «capitalisme coopératif» incarne l'arrivée de l'aile gauche du PS dans le gouvernement Ayrault.

C'est une voix singulière. Une voix qui porte et qui, souvent, fait grincer au sein même du PS. Révélation de la primaire socialiste dont il s'est classé troisième (17,2 % des suffrages) devant Ségolène Royal et Manuel Valls, Arnaud Montebourg fait son entrée au gouvernement.

Chantre de la «démondialisation», celui qui a ratissé les mêmes terres que Jean-Luc Mélenchon, préparant la campagne du candidat du Front de gauche, hérite d'un ministère au titre inédit et aux contours imprécis: il est en charge du «Redressement productif». Ce portefeuille fait écho à ses thèmes de campagne. Il avait notamment plaidé, l'automne dernier, pour «un capitalisme coopératif», de manière à permettre aux travailleurs d'être propriétaires de leurs moyens de production.

À bientôt 50 ans, ce brillant orateur, avocat de profession (il a ainsi défendu Christine Villemin dans l'affaire du petit Grégory, en 1995), incarne l'aile gauche du PS. Il a bâti sa carrière sur la m

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