Montebourg, habitué des sorties de route

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Montebourg, habitué des sorties de route
Montebourg, habitué des sorties de route

La ligne sociale-libérale de Manuel Valls ? Très peu pour Arnaud Montebourg ! L'avocat au barreau de Paris, élu pour la première fois député en 1997 à 34 ans, a fait carrière à la gauche du PS. Favorable à une VIe République dès 2001, pour le non au référendum au traité constitutionnel européen en 2005, chantre de la démondialisation en 2011 à la primaire (troisième homme avec 17,19 % des voix), il s'est imposé comme un poids lourd du gouvernement, n'hésitant pas à croiser le fer avec Matignon.

Juillet 2012. Quand le constructeur automobile PSA annonce 8 000 suppressions de postes, celui qui vient d'être nommé ministre du Redressement productif demande des comptes à la famille Peugeot, qui détient alors 25 % du capital. Il déclare avoir un problème avec le comportement de l'actionnaire. Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, se charge de trouver une porte de sortie à PSA. Le plan social, prévu par la direction du groupe automobile, aura bien lieu.

Août 2012. Montebourg voit dans le nucléaire une filière d'avenir. Ses propos provoquent la colère des Verts. Et pour cause : l'accord de gouvernement entre socialistes et écologistes prévoit de réduire la part de cette énergie de 75 à 50 %. Montebourg trouve deux soutiens de taille : le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, et le ministre de l'Intérieur... Manuel Valls.

Décembre 2012. La tension entre Montebourg et Ayrault est à son comble sur les hauts-fourneaux de Florange. Le premier défend une nationalisation temporaire, le second conclut un accord avec Mittal. Furieux, le ministre menace de démissionner et explose devant le chef du gouvernement. « Tu fais chier la terre entière avec ton aéroport de Notre-Dame-des-Landes, tu gères la France comme le conseil municipal de Nantes », lance-t-il.

Juillet 2013. Montebourg se déclare, à titre personnel, favorable à une exploitation écologique des gaz de schiste qui devrait, selon ...

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  • M9244933 le lundi 25 aout 2014 à 10:42

    Mais cela ne correspond pas à ses fonds de commerce que sont les effets de manche, la démagogie, l'infidélité à son équipe (si l'on peut dire).

  • M9244933 le lundi 25 aout 2014 à 10:40

    M. De Montebourg, ministre de l'Economie, n'a jamais compris que le pays pratique le contraire de l'austérité depuis plus de trente ans, sous forme de déficits massifs qui font le bonheur d'un appareil d'état pléthorique et autres gaspillages sociaux monstrueux. Et il veut à tout prix continuer dans ce sens qui mène à la catastrophe, en niant les exemples d'autres états qui ont fait des réformes douloureuses qui produisent leurs effets avec forcément un décalage.