Montebourg fustige la réduction "dogmatique" des déficits

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* Pour Montebourg, les choix ne sont pas figés * Hollande veut maintenir le cap économique * Il minimise la sortie de son ministre * Les Verts saluent sa prise de position (Actualisé avec Hollande et Jean-Vincent Placé) PARIS, 23 août (Reuters) - Alors que l'exécutif français dit vouloir "maintenir le cap" de sa politique économique et doit annoncer des mesures la semaine prochaine, Arnaud Montebourg, le ministre de l'Economie, appelle samedi dans Le Monde à faire passer au second plan la réduction "dogmatique" des déficits et estime que les choix ne sont pas "figés". François Hollande a confirmé mercredi son choix d'une politique de l'offre conforme aux recommandations internationales et a annoncé un prochain geste fiscal en faveur des contribuables les plus modestes. (voir ID:nL5N0QQ1M5 ) Pour Arnaud Montebourg, "il faut donner la priorité à la sortie de crise et faire passer au second plan la réduction dogmatique des déficits, qui nous conduit à l'austérité et à la montée continue du chômage". "On a aidé les entreprises, il est urgent d'aider les ménages", ajoute-t-il dans l'entretien publié par Le Monde. "Nous pourrions par exemple imaginer d'intensifier les baisses d'impôts concernant les classes moyennes et les classes populaires." "Les choix politiques ne sont pas figés", conclut Arnaud Montebourg. "Il y a toujours une alternative." François Hollande, qui a promis des annonces "dès la semaine prochaine" dans quatre domaines - le logement, la concurrence et les professions réglementées, la simplification et l'investissement -, a pourtant réaffirmé cette semaine sa volonté de "maintenir le cap" des réformes tout en "forçant l'allure". "Si je pensais que ma politique n'allait pas porter ses fruits, j'en aurais changé", a ainsi déclaré le chef de l'Etat jeudi soir lors d'une rencontre avec des journalistes à Saint-Denis-de-la-Réunion. Une ligne dont semble se démarquer Arnaud Montebourg, qui dit s'employer à être "le porte-parole de ceux, si nombreux, qui appellent à faire évoluer nos choix politiques dans la zone euro". "POSTE DE COMBAT" "Aujourd'hui, la réduction à marche forcée des déficits est une aberration économique car elle aggrave le chômage, une absurdité financière car elle rend impossible le rétablissement des comptes publics, et un sinistre politique car elle jette les Européens dans les bras des partis extrémistes qui veulent détruire l'Europe", dit-il à la veille de sa traditionnelle Fête de la rose à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), où des députés socialistes "frondeurs" ont été conviés. En déplacement aux Comores, François Hollande a joué samedi la carte de l'apaisement. "Je souhaite que nous puissions convaincre nos partenaires européens de donner priorité à la croissance", a-t-il dit lors d'un point presse. "Tous ceux qui portent cette idée sont les bienvenus et c'est la position de tout le gouvernement." Le ministre de l'Economie assure d'ailleurs dans Le Monde ne pas se situer dans l'hypothèse d'une démission. "Je suis à mon poste de combat pour faire évoluer des politiques qui méritent d'être changées." Pour le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé, tenant d'un retour aux affaires des Verts et d'une réorientation de la politique économique, cela démontre "qu'on peut critiquer et faire des propositions en restant au gouvernement". Sur les 50 milliards d'euros d'économies prévus en trois ans, Arnaud Montebourg dit défendre la règle des "trois tiers" : un tiers pour réduire le déficit, un autre pour le soutien des entreprises et un dernier consacré aux ménages. Le ministre de l'Economie appelle par ailleurs à "hausser le ton" avec l'Allemagne qui est d'après lui "prise au piège de la politique austéritaire qu'elle a imposée à toute l'Europe". "Si nous devions nous aligner sur l'orthodoxie la plus extrémiste de la droite allemande, cela voudrait dire que le vote des Français n'a aucune légitimité et que les alternances ne comptent plus", juge-t-il. Il ajoute que la Banque centrale européenne (BCE) doit "changer de braquet et se mettre à faire ce que font toutes les banques centrales du monde, notamment des pays qui ont su faire repartir la croissance, à savoir racheter de la dette publique". Après deux trimestres de croissance nulle, le gouvernement a divisé par deux sa prévision de hausse du PIB cette année, à environ 0,5%, et juge que rien ne permet de prévoir pour 2015 une croissance très supérieure à 1%. Un rythme insuffisant pour faire retomber le taux de chômage, qui augmente de mois en mois, jusqu'à toucher plus de cinq millions de Français, et pour tenir les objectifs de réduction du déficit public. Lors des universités d'été du PS de La Rochelle, du 28 au 31 août, les voix discordantes devraient encore une fois réclamer une inflexion de la politique de l'offre appliquée depuis deux ans. (Chine Labbé, avec Elizabeth Pineau à Paris, Bernard Grollier à La Réunion et Claude Canellas à Pessac, édité par Tangi Salaün)

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  • 2445joye le samedi 23 aout 2014 à 18:46

    Quand on est en période de vaches maigres, les socialistes créent de la dette pour restaurer de la croissance. Quand on est en période de vaches grasses, ils dilapident l'argent au lieu de rembourser la dette. Avec eux, la dette ne peut que croître.

  • M914497 le samedi 23 aout 2014 à 17:31

    Si on ne les réduit pas, c'est la banqueroute dans quelques années..... les taux sont trés bas, mais si ça remonte, on est mort!!! Notre systéme social aussi trop généreux, mais non continuons comme ça on ira droit dans le mur....

  • M8252219 le samedi 23 aout 2014 à 16:49

    le système social français est mort RETOUR À LA RESPONSABILITÉ PERSONNELLE DES CITOYENS. Cette responsabilité que les gouvernements depuis Mitterrand ont tenter de nous enlever par des "friandises" du genre (droits acquis)pas de cotisation chômage, promotion automatique à l'ancienneté, pas de jour de carence en arrêt maladie,une prime pour ceux qui n'en n'ont pas encore,pour la seule catégorie de salariés ceux du secteur publique

  • M8252219 le samedi 23 aout 2014 à 16:48

    PAROLES PAROLES TOUJOURS DES PAROLES ILS FAUT DES ÉCONOMIES. Réduire de moitié le nombre des députés et plafonner leurs indemnités revenus,frais et avantages à 5 fois le SMIG. Supprimer le sénat.rétablir la semaine des 40h pour tous.la retraite à 65 ans pour tous.3 jours de délai de carence en arrêt maladie pour tous.Supprimer les promotions à l'ancienneté dans la fonction publique.Réduire de moitié le nombre d'élus dans les nouvelles régions

  • cesarski le samedi 23 aout 2014 à 16:44

    paroles, paroles....

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