Montebourg fait pression sur LyondellBasell pour la raffinerie de Berre

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ARNAUD MONTEBOURG FAIT PRESSION SUR LYONDELLBASELL AU SUJET DE LA RAFFINERIE DE BERRE
ARNAUD MONTEBOURG FAIT PRESSION SUR LYONDELLBASELL AU SUJET DE LA RAFFINERIE DE BERRE

FOS-SUR-MER (Bouches-du-Rhône) (Reuters) - Arnaud Montebourg a demandé aux dirigeants de LyondellBasell de reprendre les négociations avec Sotragem pour la vente de la raffinerie de Berre-l'Etang (Bouches-du-Rhône) fermée depuis 2012, a annoncé mercredi le syndicat CGT.

Dans un courrier en date du 22 avril, le ministre de l'Economie demande à son conseiller spécial, Nicolas Milesi, de "tenter une médiation" en réunissant les dirigeants américains et monégasques "autour de la table au ministère de l'Economie".

Aucune date n'est cependant indiquée pour ces négociations destinées "à trouver une entente financière et industrielle", selon le courrier révélé par la CGT.

"Il y a un positionnement clair du gouvernement qui dit que le projet de reprise est viable", s'est félicité le délégué CGT de LyondellBasell, Julien Autechaud.

LyondellBasell a annoncé le 16 avril la fin des négociations avec la société monégasque Sotragem pour la reprise de la raffinerie de Berre-l'Etang, estimant que son projet n'offrait aucune garantie pour le redémarrage du site.

La CGT affirme au contraire avoir eu des garanties du groupe monégasque sur sa volonté d'investir 470 millions d'euros dans un projet prévoyant l'embauche de 270 personnes pour l'activité raffinage qui a employé 370 personnes jusqu'à 2012.

"Le chantage de la direction de LyondellBasell est inacceptable. On a un groupe américain qui nous dit vouloir faire ce qu'il veut", a dit Julien Autechaud lors d'une conférence de presse. "Il faut que le gouvernement montre qu'il est vraiment à nos côtés en lui faisant vendre la raffinerie".

Pour peser dans le débat, les militants CGT ont poursuivi mercredi le blocage entamé la veille du site produisant de l'oxyde de propylène de LyondellBasell, à Fos-sur-Mer.

Comme mardi, une trentaine de camions n'ont pu ni entrer, ni sortir du site, bloquant totalement le transit des marchandises.

"Ce blocage se poursuivra tant que les négociations n'auront pas repris", affirme le délégué syndical.

LyondellBasell a annoncé en mai 2011 son intention de chercher un acquéreur pour ce site d'une capacité de 105.000 barils par jour, l'une des quatre raffineries situées sur le pourtour de l'étang de Berre.

Le groupe américain a accepté de mettre la raffinerie sous cocon pour une durée de deux ans et l'a maintenue en capacité de redémarrer pour répondre à une alternative à sa fermeture.

La CGT s'est dite inquiète pour l'avenir de l'ensemble du complexe pétrochimique de LyondellBasell, qui emploie plus de 900 salariés et, au-delà, des répercussions possibles sur l'ensemble du complexe pétrochimique de l'Etang-de-Berre.

"Au total, ce sont 20.000 emplois qui sont en jeu", a conclu Julien Autechaud, qui réclame la nationalisation transitoire du site si aucun accord n'est trouvé.

(Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse)

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  • M6695204 le mercredi 23 avr 2014 à 19:58

    Le trou du Q de service s'est réveillé???de quoi je me mêle!!En fin de compte il l'aura dans le derche comme avec numéricable.Je ba-nde

  • M1736621 le mercredi 23 avr 2014 à 19:50

    Arnaud est-il aux ordres de la CGT?