Montebourg, celui qui voulait être président

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Le ministre du Redressement productif en visite dans une usine d'acier à Düsseldorf, en avril 2013. Photo d'illustration.
Le ministre du Redressement productif en visite dans une usine d'acier à Düsseldorf, en avril 2013. Photo d'illustration.

Casque de chantier sur la tête, François Hollande se déplaçait jeudi à Florange pour panser les plaies causées par la fermeture des hauts fourneaux du site sidérurgique. Pendant ce temps-là, Arnaud Montebourg taclait discrètement le président en critiquant jeudi à Bruxelles les "contre-performances" économiques de l'Union européenne depuis cinq ans. Bref, Montebourg écarté de Florange se vengeait.

Arnaud Montebourg, qui avait fait savoir à plusieurs reprises qu'il viendrait s'il était convié, paye aujourd'hui son coup de force de décembre : il avait préconisé une nationalisation des hauts fourneaux au président qui avait jugé cette solution "juridiquement hasardeuse et économiquement instable". Jean-Marc Ayrault et François Hollande l'avaient désavoué en optant pour un accord avec ArcelorMittal qui prévoyait l'arrêt de la filière, ce qui l'avait amené à "songer" à sa démission.

Pire, le défenseur des ouvriers, en charge du Redressement productif n'aurait pas même été averti de son éviction du déplacement présidentiel : "Je ne suis même pas au courant du programme, qu'est-ce que vous foutez ?" a-t-il lancé au secrétaire de l'Élysée et bras droit de François Hollande, Pierre-René Lemas, mercredi, selon Europe 1."Il ferait mieux de penser à ses dossiers qu'à la présidentielle" Dans l'entourage du président, on explique que si la ministre et députée socialiste de la Moselle Aurélie Filippetti a été préférée au...

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