Monte Paschi discute des créances douteuses avec les autorités

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    SIENNE/MILAN, 7 juillet (Reuters) - Banca Monte dei Paschi 
di Siena  BMPS.MI  a annoncé jeudi coopérer avec ses autorités 
de tutelle afin de résoudre une fois pour toutes le problème de 
créances douteuses qui empêche son redressement. 
    "Nous travaillons dur à la recherche rapide d'une solution 
structurelle et définitive pour nos prêts non-performants", a 
déclaré l'administrateur délégué, Fabrizio Viola. 
    La troisième banque italienne, handicapée par 47 milliards 
d'euros de créances douteuses, est l'une des plus exposées du 
secteur. La Banque centrale européenne (BCE) lui a demandé il y 
a quelques jours de réduire de 40% en deux ans et demi l'encours 
des prêts à risque, ce qui, selon nombre d'analystes, pourrait 
la contraindre à faire appel au marché ou à une aide de l'Etat. 
    Monte Paschi, plus vieille banque du monde encore en 
activité, a déjà levé 15 milliards d'euros sur les marchés 
depuis 2008 et plusieurs sources bancaires ont déclaré qu'elle 
ne réussirait que partiellement les tests de résistance de la 
BCE, dont les résultats sont attendus à la fin du mois.   
    Lors d'un conseil d'administration jeudi, le groupe a 
reconnu que la BCE lui avait demandé de réduire son portefeuille 
de créances douteuses, sans plus de précision. 
    "Nous attendons désormais de recevoir la version définitive 
de la lettre de la BCE", a simplement dit Fabrizio Viola. 
    Les analystes estiment que les demandes de la BCE pourraient 
obliger Monte Paschi à inscrire dans ses comptes des 
dépréciations de l'ordre d'environ quatre milliards d'euros, ce 
qui créerait un besoin urgent de capitaux frais.  
    Jeudi matin, la banque a démenti des informations de presse 
selon lesquelles le conseil d'administration allait annoncer une 
augmentation de capital de deux à trois milliards. Son dernier 
appel au marché, pour trois milliards, remonte à l'an dernier.  
    Parallèlement aux discussions menées par la direction du 
groupe, le gouvernement italien envisage différentes options 
pour lui venir en aide, y compris celles d'une injection de 
capitaux publics ou d'un renforcement du fonds de soutien au 
secteur bancaire Atlante.  
    Rome a engagé des négociations avec la Commission 
européenne, afin d'assurer que ce soutien éventuel ne soit pas 
considéré comme une aide d'Etat illégale. 
    Du côté de la BCE, le vice-président de l'institution, Vitor 
Constancio, a déclaré jeudi qu'un "petit" soutien public aux 
banques était envisageable.   
        
 
 (Silvia Ognibene et Luca Trogni, Marc Angrand pour le service 
français) 
 

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