Montage de portraits de Valerie Trierweiler le 6 juin 2012 à Tulle et de Ségolène Royal le 9 octobre 2011 à Paris

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Valérie Trierweiler, compagne du chef de l'Etat, a créé mardi la stupeur et placé en position délicate François Hollande, en adressant ses encouragements au dissident PS opposé aux législatives à Ségolène Royal, ce que la droite a accueilli comme une aubaine."Courage à Olivier Falorni qui n'a pas démérité, qui se bat aux côtés des Rochelais depuis tant d'années dans un engagement désintéressé", a écrit peu avant 12H00 sur Twitter la journaliste, alors que le président venait d'apporter son soutien à Mme Royal, son ex-compagne et la mère de ses 4 enfants.Une prise de position de Mme Trierweiler à peine croyable au point que l'entourage de la première secrétaire du PS Martine Aubry, venue à La Rochelle pour soutenir Mme Royal, était persuadée que le message était un faux. Après plus d'une demi-heure de mutisme, Valérie Trierweiler a confirmé à l'AFP l'authenticité de son message, d'un laconique "oui". M. Falorni, arrivé deuxième derrière Ségolène Royal (28,91% contre 32,03%) mais qui a obstinément refusé de renoncer à sa candidature, s'est aussitôt "réjoui" de ce "beau message d'amitié, de soutien personnel". "Ca fait évidemment plaisir dans un contexte où je subis beaucoup de coups", a-t-il déclaré.La droite a immédiatement vu dans cet épisode une aubaine. "Le vaudeville entre à l'Elysée", a commenté le député UMP Eric Ciotti. "Désormais, c'est +Dallas+ à l'Elysée!", a renchéri Geoffroy Didier (UMP). Avec ce tweet de Mme Trierweiler, vie publique et vie privée se sont retrouvées entremêlées dans la campagne: Ségolène Royal, qui vise la présidence de l'Assemblée, venait de se prévaloir du soutien écrit du chef de l'Etat dans sa profession de foi de second tour. Dans ce document divulgué mardi, le président souligne: "Ségolène Royal est l'unique candidate de la majorité présidentielle qui peut se prévaloir de mon soutien et de mon appui"."Une voix forte" et "qui compte" Et mardi soir, en déplacement dans les Hauts-de-Seine, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a déclaré que François Hollande et lui-même soutenaient "à fond" la candidature de Ségolène Royal à La Rochelle, assurant que le reste n'était "que des péripéties", en allusion à ce tweet retentissant. Le rebondissement provoqué par le tweet était intervenu en pleine visite de Mme Aubry et de Cécile Duflot (EELV), venues soutenir à La Rochelle Mme Royal, en réelle difficulté dans cette 1ère circonscription (#circo1701) où l'UMP, absente du second tour, a manifesté son intention de faire battre la présidente de la région. Passée la période d'incrédulité, Martine Aubry a assuré que "la seule chose qui compte", c'est le soutien de François Hollande à Ségolène Royal.Est-ce une faute politique ' Mme Trierweiler "n'est pas une femme politique donc ce n'est pas une faute politique", a-t-elle aussi déclaré à la presse, demandant d'"arrêter de savoir qui +tweete+ ou pas" et renvoyant vers les sujets "qui intéressent les Français: le pouvoir d'achat, par exemple ou ce que fait la droite" en jetant des "passerelles" avec le FN. Mme Royal, ex-candidate à la présidentielle de 2007 était venue accueillir la première secrétaire du PS et la patronne écologiste à la gare de La Rochelle, avant de déposer en leur compagnie sa candidature à la préfecture. Martine Aubry a loué "l'honnêteté et la sincérité" de son ancienne rivale pour la direction du PS, une voix "forte" et qui "compte", et Mme Duflot a qualifié Mme Royal de "candidate de nous tous rassemblés", lors d'un point presse où elle se sont affichées toutes trois avec les candidats de gauche (EELV, Front de gauche, Radicaux de gauche) locaux.Sur BFMTV/RMC, la présidente de la région Poitou-Charentes, qui s'exprimait avant la prise de position de Valérie Trierweiler, avait dit avoir eu "très longuement" au téléphone le chef de l'Etat.Déjà affaiblie par sa quatrième place à la primaire socialiste l'an dernier, Mme Royal a assuré que, même battue, elle n'arrêterait pas la politique.Or, certains à l'UMP, à l'instar de l'ex-ministre Dominique Bussereau, sont tentés de faire voter leurs électeurs pour M. Falorni, dans une posture "tout sauf Royal". Mercredi, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, proche de Mme Royal, viendra la soutenir à La Rochelle, a annoncé le PS.

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  • M4189758 le mercredi 13 juin 2012 à 09:08

    JPi - Couper les branches mortes c'est le role du jardinier. Même hors saison. Quel courage pour Valérie, reste la rage pour le PS.