Montage de photos de la journaliste américaine Marie Colvin (g) et du photo-reporter français Rémi Ochlik (d)

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La France tient le régime du président syrien Bachar al-Assad pour responsable de la mort de deux journalistes occidentaux tués à Homs mercredi, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé."La France tient les autorités syriennes pour responsables et comptables de la vie de nos ressortissants et de nos blessés", a dit M. Juppé dans une déclaration à la presse."Face à l'urgence de la situation, le régime de Damas nous doit une réponse, et il sera comptable de ses actes", a exigé le ministre après la mort du photographe français Rémi Ochlik et de la journaliste américaine Marie Colvin."Je demande solennellement au gouvernement syrien l'arrêt immédiat des attaques et le respect des obligations humanitaires qui s'imposent à lui, qu'il s'agisse des journalistes, bien sûr, ou de l'ensemble de la population civile syrienne", a souligné le ministre.M. Juppé a de nouveau réclamé un "accès sécurisé et médicalisé" pour porter secours aux victimes avec le soutien du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) alors que trois ou quatre autres journalistes étrangers ont été blessés, selon un militant antirégime joint par l'AFP. Parmi eux la Française Edith Bouvier, reporter au Figaro et blessée aux jambes, a indiqué le quotidien."Les blessés sont tous dans des états très difficiles et dans des conditions très préoccupantes", a précisé M. Juppé. Jusqu'ici la réponse de Damas à cet appel pour récupérer les morts et les blessés n'a pas été "satisfaisante", a-t-il dit alors que la représentation française à Damas souhaite des garanties de sécurité pour se rendre à Homs et rapatrier les corps des journalistes tués ainsi que les blessés.Le ministre syrien de l'Information, Adnane Mahmoud, a affirmé mercredi à l'AFP que les autorités n'étaient "pas au courant" de la présence des journalistes tués selon Paris dans les bombardements sur la ville rebelle de Homs.L'Américaine Marie Colvin, 56 ans, grand reporter pour l'hebdomadaire britannique Sunday Times, et le Français Rémi Ochlik, 28 ans, photographe à l'agence IP3 Press, ont péri dans le quartier de Baba Amr, le plus touché par le pilonnage de Homs (centre) depuis le 4 février.Ces deux reporters ont été tués dans le bombardement d'un appartement transformé en "centre de presse" par les journalistes, ont précisé des militants syriens.

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