Monsieur Zhang ressuscite les porte-plumes chinois

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À 84 ans, il est le dernier réparateur chinois de stylos. Après 63 ans de métier, l'artisan appartient au patrimoine national.

Le stylo d'or travaille encore. «Chez moi, je m'ennuie» répond-il aux calamophiles en pèlerinage dans son petit atelier et qui lui demandent, à chaque fois, pourquoi il n'a pas pris sa retraite. Dans le quartier de Dongdan, coincé entre une boutique de prêt-à-porter et une parfumerie, M. Zhang répare les stylos à plume depuis soixante-trois ans.

À l'affût du client providentiel, il se tient droit, les mains posées à plat sur un petit comptoir de verre, face à la porte d'entrée. Un joyeux fatras s'étale sur l'établi, à sa droite. Des lettres de remerciement et des photos de dignitaires en visite tapissent ses murs décatis. Sous un poème, son diplôme jaune de «Travailleur modèle» décerné par le Parti en 1984. Puis cette plaque en fer arborant l'expression «Unité de travail civilisée». Une invitation aux funérailles du président Den...

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