Monique, depuis 43 ans au camping de la Pointe : «Ici on a plus d'amis que chez nous»

le , mis à jour à 08:14
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Monique, depuis 43 ans au camping de la Pointe : «Ici on a plus d'amis que chez nous»
Monique, depuis 43 ans au camping de la Pointe : «Ici on a plus d'amis que chez nous»

Ils y sont allés avec la traction avant des parents de Madame ou la Dauphine de Monsieur. Depuis près d'un demi-siècle, Gérard, 69 ans, et son épouse Monique, 68 ans, qui voyagent désormais en 607, se la coulent douce chaque été au camping municipal de la Pointe au port de L'Herbaudière sur l'île de Noirmoutier. « Toujours dans le même trou », décrit, hilare, Gégé, ancien responsable d'une station-service. Ce trou, c'est en fait une cuvette idéale pour la caravane. « J'ai vu que le sol était plat. Je me suis dit : Tiens, on va se mettre là. On n'a plus jamais bougé. » L'inconvénient, c'est que cet emplacement n° 75 est l'un des rares endroits du site privé de vue sur l'océan. Le retraité de Châtellerault (Vienne) s'en moque. « Si je ne l'ai plus, je ne viens plus », prévient-il.

 

A la réception, on le sait. « Ce n'est pas une obligation de donner le même emplacement mais là, on y est un peu forcés », sourit Amélie, à l'accueil. Pour le reste, les VIP du camping de la Pointe, qui se ressourcent tout juillet et tout août, n'ont aucun privilège. « On paie comme tout le monde 24,19 € par jour », calcule le sexagénaire. A ce prix-là, ils disposent de 90 m 2 au bout de l'allée centrale, près d'un blockhaus de la Seconde Guerre mondiale, de cyprès, du « hotspot » pour le wi-fi et d'une colonie de lapins. Il y a suffisamment de place pour la caravane, une tente et une remorque abritant « le matos de pêche ». « On a aussi deux frigos et deux congélateurs », détaille Gégé. De quoi conserver les kilos de bars et de lieus pêchés à la traîne.

 

Depuis la fin des années 1960, le décor a bien changé. « Dans le temps, il n'y avait pas de code, pas de barrière à l'entrée, l'accès était libre », se souvient Gérard, qui a croisé « 7 ou 8 gardiens » dont « certains sont morts ». « Le sable est monté. Avant, je voyais la mer depuis mon auvent », observe ...

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