Monflanquin : un mécanisme machiavélique se dessine

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L'escroc présumé, accusé d'avoir asservi et dépouillé les Védrines, de la grand-mère aux petits-enfants, a petit à petit phagocyté la cellule familiale, selon l'accusation.

Si Thierry Tilly a bien, comme il en est accusé, spolié la famille de Védrines entre 2000 et 2009, il a procédé en inventant la fusion-usurpation. Au deuxième jour de son procès devant le tribunal de Bordeaux, un mécanisme machiavélique se dessine. L'escroc présumé se prévaut d'une proximité ancienne avec les victimes: sa mère, prétend-il, offrait jadis des tartes au citron à Guillemette de Védrines, doyenne de la lignée au début du XXIe siècle. Ce gène pâtissier fait de lui, à l'entendre, non pas un Védrines à part entière, mais une sorte de cousin de première classe des aristocrates protestants.

De sorte qu'en 2000, lorsqu'il commence, selon l'accusation, à traire sa vache à lait, c'est presque de l'intérieur qu'il envahit la cellule familiale. Thierry Tilly ne serait pas un aigrefin banal, qui soutire un pactole et s'enfuit, mais un marathonien de la manipulation, sévissant dans la durée. Le voici tour à tour conseiller matrimonial - sa spécialité:

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