Monflanquin: le «sauve-qui-peut» de la défense

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Pour éviter les dix ans de prison à son client accusé d'avoir spolié les Védrines, Me Novion a tenté de lui donner un visage plus humain.

C'est une sorte d'exploit: en deux heures de plaidoiries pour Thierry Tilly, Me Alexandre Novion ne prononce ni «compte en banque» ni «millions d'euros». À la place, il cite Barthes, Hugo (deux fois), Chateaubriand, Freud, Paul Valéry, Céline, Cervantès, La Fontaine, Robespierre ou Montesquieu. Pourtant, son client n'est pas accusé d'avoir volé des livres à la Bibliothèque nationale, mais d'avoir dépouillé une famille, les Védrines, ex-châtelains de Monflanquin (Lot-et-Garonne), de tous ses biens. Soit un butin estimé à 4,6 millions d'euros, sans compter les meubles, bijoux et autres objets de valeur.

Le procureur a requis jeudi la peine maximale: dix ans de prison - «une condamnation à ras bord», selon la défense. L'avocat plaide la clémence en se tenant soigneusement à l'écart des faits. Il ne parle que de la personnalité de son client, qu'il appelle avec bienveillance «ce garçon» et dont il laisse entendre qu'il est complètement dérangé. Selon lui, «

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