Monétique : le Crédit Agricole d'Île-de-France casse les prix

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(lerevenu.com) - Des banquiers concurrents vous accusent de vendre à perte vos services de monétique aux clients professionnels. Que répondez-vous ? 

Jean-Pierre Touzet ? Nous avons une offre de monétique à 9 euros par mois, très offensive, et nous avons décidé de supprimer les minima de perception sur les transactions de faible montant. Nos offres doivent apporter des solutions concrètes aux commerçants, mais aussi aux artisans et professions libérales de santé qui cherchent à simplifier la collecte des flux et limiter les manipulations d'espèces ou de chèques. La monétique est donc un levier très fort de fidélisation qui nous permet de gagner des clients professionnels. Pour les cartes professionnelles, nous avons aussi innové en lançant, avec Mastercard, la Business Executive. Cette carte offre un service de conciergerie adapté à cette clientèle et peut se comparer à une Infinite ou une Platinum, à une différence près : le prix de 136 euros au lieu de 300 euros, en moyenne, pour les particuliers. Là encore, nous avons souhaité être offensifs. 

Acceptez-vous de négocier vos tarifs et les dates de valeur ?

Bien sûr. Nous négocions avec nos clients en fonction de l'intensité commerciale et ce, même si nous avons des tarifs déjà très agressifs. Par exemple, la consultation du compte par Internet est gratuite et la gestion des opérations n'est facturée que 9,18 euros par mois. Aucun banquier ne fournit ce service gratuitement, même ceux qui prétendent le contraire. En outre, il faut regarder avec attention à quelles opérations de gestion donne droit le tarif affiché.  Nous comptabilisons les dates de valeur à J+1 et le jour même, dans le cadre du Compte A Composer.

Qu'est-ce que vous ne négociez pas ?

Les tarifs du Compte A Composer, car ils sont déjà très avantageux. Cette offre inclut les commissions de mouvement sur les débits, avec un barème adapté au chiffre d'affaires, pour tous les professionnels  (jusqu'à 1,5 million d'euros).

Quelle est la proportion de vos clients professionnels qui ont adopté cette formule ?

Le Compte A Composer Professionnel et Agricole a été lancé le 1er janvier dernier et nous en avons commercialisé 2.200. Ce lancement, plus que réussi, montre que les services proposés correspondent aux attentes de nos clients.

La Société Générale a beaucoup recruté de nouveaux clients et La Banque Postale s'est lancée dans le crédit. Craignez-vous leur concurrence ?

Pour le Crédit Agricole d'Île-de-France, le marché des professionnels est un relais de croissance et nous avons massivement renforcé et formé nos équipes en charge de cette catégorie de clientèle. Ceux présentant un chiffre d'affaires inférieur à 450.000 euros sont suivis par des conseillers professionnels : nous en comptons 73 répartis dans nos 335 agences de proximité. Au-delà de 450.000 euros, les clients professionnels sont conseillés par des chargés d'affaires, et nous en avons une centaine. 

Est-ce un moyen de séduire les professions libérales, une clientèle que toutes les banques convoitent ?
Nous nous intéressons naturellement aux professions libérales, ce que nous autorise notre expertise professionnelle, mais aussi patrimoniale. Nos conseillers peuvent s'appuyer sur l'offre du Groupe [Prédica, Amundi, Crédit Agricole Indosuez Private Banking], mais aussi sur celle de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild avec qui nous avons noué un partenariat depuis 2003. Nous sommes aussi très attachés aux artisans, aux commerçants et aux associations auxquelles nous proposons une offre spécifique adaptée à leurs besoins. Sans parler des agriculteurs qui constituent notre clientèle historique.

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