Mondial2014: méfiance pour les ténors

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ULTRA-FAVORITE, L'ESPAGNE DOIT RESTER SUR SES GARDES
ULTRA-FAVORITE, L'ESPAGNE DOIT RESTER SUR SES GARDES

LONDRES (Reuters) - L'Espagne, qui fait un crochet par Minsk ce vendredi, aurait tort de prendre son déplacement en Biélorussie comme un simple échauffement avant d'accueillir la France la semaine prochaine en match de qualification pour la Coupe du monde 2014.

Toutes les grandes nations engagées vendredi, comme l'Italie face à l'Arménie ou l'Allemagne face à l'Irlande, s'attachent à ne pas céder prématurément au triomphalisme, mais c'est encore plus vrai pour la Roja, l'équipe à battre.

La victoire laborieuse en Géorgie (1-0) il y a un mois a rappelé à l'Espagne cette évidence qui, en matière de football, tient un peu du cliché: il n'y a pas de matches faciles.

Parmi les Espagnols, il en est un, Javi Martinez, qui a des raisons personnelles de se méfier des Biélorusses, contre lesquels il a buté en Ligue des champions avec le Bayern Munich.

Six des onze titulaires habituels de la sélection jouent au BATE Borisov, une équipe qui ne semble pas redoutable sur le papier mais qui a mis le géant allemand en déroute la semaine dernière (3-1) en phase de groupes de la compétition.

"Dans la mesure où ils ont beaucoup de joueurs du BATE dans leur effectif, ils vont probablement jouer de la même façon", a dit Javi Martinez lors d'une conférence de presse au quartier général de la Roja, près de Madrid.

Au moins le souvenir de la déconvenue lui permet-il de livrer à ses coéquipiers quelques conseils avisés: "Le BATE est une équipe qui joue en contre-attaque. Physiquement, ils sont très puissants et ils ne concèdent pas beaucoup d'occasions."

Un match nul ou pire, une défaite, mettrait fin à une série de 23 victoires consécutives de la Roja en qualifications pour une Coupe du monde ou un Euro. Il faut remonter à 2007 et un nul en Islande pour retrouver la trace d'un mauvais résultat.

La perspective de faire trébucher le colosse espagnol donne donc un surcroît de motivation à tous ses adversaires. Surtout quand les primes de victoire sont triplées, comme c'est le cas pour les Biélorusses.

ATMOSPHÈRE IRLANDAISE

"L'Espagne est actuellement l'équipe à battre", a rappelé Javi Martinez, qui pourrait être aligné en défense centrale en l'absence pour blessure de Carles Puyol et de Gerard Piqué.

Pendant que l'Espagne tentera de se sortir du piège biélorusse, la France sera dispensée de match, puisque le groupe I compte un nombre impair d'équipes, cinq. En attendant, les Bleus joueront contre la Japon en guise de répétition.

L'Allemagne a aussi des raisons de se méfier de l'Irlande, son troisième adversaire dans le groupe C. La dernière fois que les Allemands ont fait le voyage à Dublin, en 2007, ils en étaient repartis avec un match nul 0-0.

"Nous avons eu le plaisir de jouer là-bas il y a cinq ans et c'est difficile d'y gagner", a dit le milieu de terrain Bastian Schweinsteiger, de retour dans l'équipe pour la première fois depuis la demi-finale de l'Euro 2012 perdue contre l'Italie.

"L'atmosphère est différente, il y a dans l'air ce je-ne-sais-quoi."

Mario Götze et Lukas Podolski, qui soignent de légers bobos, seront sur pied pour le match.

La Nationalmannschaft, qui a fait un sans-faute lors des éliminatoires du championnat d'Europe, avec 10 victoires en autant de matches, tentera de faire aussi bien après deux succès inauguraux.

L'Italie a, en revanche, déjà abattu l'un de ses jokers dans le groupe B en concédant un match nul d'entrée contre la Bulgarie (2-2). Les Azzurri ont donc tout intérêt à dominer l'Arménie, quatre jours avant de recevoir le Danemark.

L'écart de niveau est tout aussi criant entre les Pays-Bas et Andorre. Mais, ce match n'est pas non plus anodin car les Oranje préparent leur match contre la Roumanie mardi avec l'ambition de prendre seuls les commandes du groupe D.

Mark Meadows, avec Iain Rogers à Madrid; Simon Carraud pour le service français, édité par Grégory Blachier

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