Mondial: Valdes et Monreal, symboles de la vraie force espagnole

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MONREAL, L'UN DES SYMBOLES DE LA VRAIE FORCE ESPAGNOLE
MONREAL, L'UN DES SYMBOLES DE LA VRAIE FORCE ESPAGNOLE

par Mark Elkington

MADRID (Reuters) - Jouer avec son deuxième gardien et un latéral de second choix pourrait constituer un handicap pour bon nombre d'équipes de football, mais pas pour l'Espagne, qui a trouvé en Victor Valdes et Nacho Monreal plus que deux remplaçants de luxe.

Les deux doublures d'un soir ont été les meilleurs Espagnols mardi sur la pelouse du Stade de France (1-0) où la Roja est venue reconquérir la première place du groupe I et s'offrir un boulevard pour valider directement son ticket pour la Coupe du monde 2014.

Dans son édition de mercredi, le quotidien sportif espagnol de référence Marca les présente comme "les nouveaux héros" de la sélection de Vicente Del Bosque.

"C'était la première fois qu'ils jouaient un aussi gros match pour l'Espagne et ils ont affiché un niveau de jeu spectaculaire. Grâce à eux, l'Espagne a fait un pas de géant vers le prochain Mondial", écrit le journal madrilène.

Victor Valdes vit dans l'ombre du capitaine de la Roja Iker Casillas depuis des années et mardi, malgré ses 31 ans et trois Ligues des champions inscrites à son palmarès, le gardien du Barça n'honorait que sa treizième sélection.

Sous les yeux de celui que l'on surnomme "Saint Iker", installé en tribunes en raison d'une blessure à la main, Victor Valdes a sauvé son équipe à maintes reprises et permis à la Roja de conserver son but d'avance, ce que n'était pas parvenu à faire Casillas lors du match aller à Madrid en octobre.

"FIDÈLE À NOS VALEURS ET À NOTRE STYLE"

Tout comme Valdes, Nacho Monreal n'avait disputé jusqu'ici que des matches sans véritable enjeu, amicaux la plupart du temps.

Mais à l'heure de sauter dans le grand bain face aux Bleus et de fêter sa 12e sélection, le latéral gauche de 27 ans qui évolue à Arsenal s'est montré aussi serein qu'inspiré, notamment sur l'action qui a mené à l'ouverture du score par Pedro, dont il fut à l'origine.

Pas peu fier de pouvoir compter sur ce type de remplaçants, Vicente Del Bosque s'est félicité de leur prestation.

"Nous avons dans notre équipe un socle de joueurs établi, solides et constants, et ceux qui s'en approchent savent se mettre au niveau et relever le défi", a expliqué le sélectionneur espagnol à l'issue de la victoire des siens.

"L'un des plus gros problèmes pour un entraîneur, c'est de donner sa chance à ceux qui le méritent et on ne peut pas toujours le faire", a-t-il ajouté.

Au-delà de la performance de ses remplaçants, Del Bosque a apprécié d'une manière générale la réaction de son équipe qui, après un match nul concédé vendredi dernier à domicile contre la Finlande (1-1), a su retrouver de sa superbe pour venir à bout des Bleus et reprendre la première place du groupe I.

"Les joueurs ont connu quelques jours difficiles et désagréables mais ils ont fait preuve d'une grande maturité", a-t-il souligné. "Nous sommes arrivés à Paris en sachant très bien qu'une défaite nous mettrait à cinq points de la France mais nous avons redoublé de patience. Nous avons appliqué notre jeu à la lettre, fidèle à nos valeurs et à notre style."

Olivier Guillemain pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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