Mondial: pour Deschamps, l'affaire n'est pas encore classée

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DIDIER DESCHAMPS SOULIGNE L'IMPORTANCE DES MATCHES CONTRE L'AUSTRALIE ET LA FINLANDE
DIDIER DESCHAMPS SOULIGNE L'IMPORTANCE DES MATCHES CONTRE L'AUSTRALIE ET LA FINLANDE

PARIS (Reuters) - Les deux matches à venir contre l'Australie et la Finlande n'ont qu'un enjeu limité pour l'équipe de France de football, quasiment assurée de jouer les barrages pour la Coupe du monde 2014, mais Didier Deschamps y voit plus qu'une affaire courante.

A l'issue de la phase de groupes des qualifications pour le Mondial au Brésil, les Bleus devraient finir parmi les huit meilleurs deuxièmes de la zone Europe et donc se qualifier pour les barrages de novembre.

Il est peu probable que l'Espagne, qui a le même nombre de points mais deux matches à jouer à domicile contre la Géorgie et la Biélorussie, ne finisse pas première du groupe.

Il est aussi peu vraisemblable que la France ne soit pas au rendez-vous le mois prochain, puisqu'il faudrait qu'elle perde contre la Finlande et qu'un étonnant concours de circonstances rebatte les cartes dans le groupe B.

En cas de succès la semaine prochaine contre la Finlande, l'affaire serait entendue pour les Bleus, qui seront peut-être même fixés sans jouer dès vendredi, alors qu'ils affronteront l'Australie en match amical.

Ce ne sera toutefois pas encore l'heure du bilan puisque le tirage au sort des barrages qui opposeront les huit meilleurs deuxièmes se fondera sur un système de têtes de série désignées selon le classement Fifa.

PASSER DEVANT LA SUÈDE

Or, des huit équipes virtuellement qualifiées avant les deux dernières rencontres de la phase de groupes, la France est pour l'heure précédée par la Croatie, le Portugal, la Grèce ou la Suède, adversaires potentiels qu'il vaudrait mieux éviter.

Si les trois premiers sont hors de portée au classement Fifa, passer devant la Suède est dans les cordes des hommes de Didier Deschamps.

Encore faut-il pour cela battre l'Australie vendredi au Parc des Princes et la Finlande, quatre jours après, au Stade de France, a rappelé le sélectionneur, qui a trouvé là une raison d'aborder ces matches comme si l'avenir en dépendait.

"Les deux sont importants parce qu'il y a des points qui peuvent nous être attribués et, par rapport à ce qui va nous attendre en novembre, peuvent nous permettre d'être tête de série", a-t-il dit lundi à Clairefontaine, où les Bleus se sont réunis. "Je préfère ne pas avoir à jouer un match décisif", a-t-il poursuivi en évoquant la deuxième rencontre."

"Il ne l'est pas en terme d'être qualifiés mais il est important par rapport aux points qu'une victoire pourrait ramener dans l'optique de novembre. (...) Je ne veux surtout pas de relâchement ou moins de concentration."

"EN COMPÉTITION, ON EST LÀ"

Puisqu'il a déjà les yeux rivés sur les barrages des 15 et 19 novembre, dont le tirage sera effectué le 21 octobre, Didier Deschamps veut s'appuyer sur les deux matches à venir pour préparer ces rendez-vous.

Cette idée peut expliquer l'absence de surprise dans la liste de 23 qu'il a établie - l'heure n'est pas aux essais. Il n'en reste pas moins que le sélectionneur devrait faire tourner un peu son effectif lors de ces deux rencontres.

"Ça ne va pas être la même équipe qui va commencer le premier et le deuxième, mais c'est en prévision de ce qui va nous attendre en novembre", a-t-il dit.

"En match amical, j'ai six remplacements. J'ai 23 joueurs, je pourrais mettre les 11 mêmes vendredi et mardi et au mois de novembre, il se pourrait qu'il en manque trois..."

Le cas s'est présenté le mois dernier en Géorgie (0-0), où en l'absence de trois milieux de terrain suspendus - Paul Pogba, Blaise Matuidi et Yohan Cabaye -, les Bleus n'ont pas brillé.

Il y a encore beaucoup à faire pour espérer aller au Brésil l'été prochain et le dernier match en Biélorussie, malgré les quatre buts inscrits (4-2), l'a démontré s'il était besoin.

"Si c'est la première, j'ai du souci à me faire et là, vous allez m'en trouver des problèmes", a répondu à une question sur le vrai visage des Bleus - celui montré pendant la première ou la seconde période à Gomel, face aux Biélorusses.

"La réalité, c'est sur les matches de qualification. On a quatre victoires, deux nuls et une défaite. Le seul accroc qu'on a c'est le nul en Géorgie donc, en matches de compétition, on est là."

Gregory Blachier, édité par Gilles Trequesser

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