Mondial: Pogba et Varane jouent "déjà comme des vieux"

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POGBA ET VARANE JOUENT "DÉJÀ COMME DES VIEUX"
POGBA ET VARANE JOUENT "DÉJÀ COMME DES VIEUX"

par Gregory Blachier

CLAIREFONTAINE, Yvelines (Reuters) - Paul Pogba et Raphaël Varane s'attiraient les éloges avant même leur première en Bleu, et leur prestation vendredi contre la Géorgie dans un match de compétition n'a fait que confirmer tout le bien que le sélectionneur et les joueurs pensent d'eux.

Le milieu de terrain de la Juventus Turin, 20 ans, et le défenseur central du Real Madrid, 19 ans, ont évolué comme s'ils avaient toujours été là - sereins, sûrs d'eux techniquement, précieux -, comme ils le font en club.

Yohan Cabaye, qui était suppléé par Pogba dans ce match de qualification pour la Coupe du monde 2014, a ainsi résumé samedi l'impression laissée par les deux joueurs : "C'est sûr qu'à leur âge, ils jouent un peu comme des vieux".

Il ne s'agissait pas là de dire que les deux jeunes hommes s'étaient économisés mais plutôt qu'ils n'avaient rien cédé à l'émotion d'une première sélection, pourtant présente à les écouter.

"C'est beaucoup d'émotions. J'étais pressé avant le match de fouler la pelouse. Après, pendant l'hymne, c'est beaucoup d'émotions, des frissons", a décrit Raphaël Varane devant la presse.

A bientôt 20 ans - il les fêtera en avril -, le joueur formé à Lens suit une progression fulgurante qui l'a vu devenir en quelques mois titulaire au Real Madrid à la place du Portugais Pepe et débuter en bleu, où il a fait belle impression vendredi par son calme et son autorité.

"J'essaie de ne pas me prendre la tête, d'exprimer au mieux mes qualités sur le terrain. Si je dégage de la maturité tant mieux, j'ai un poste à responsabilités où j'ai besoin de rassurer pour m'imposer aussi", a-t-il dit, la voix posée, le propos clair et concis.

"En jouant dans des clubs comme ça, on apprend énormément. C'est une expérience enrichissante."

"ILS SONT SÛRS D'EUX-MÊMES"

Yohan Cabaye y voit aussi l'explication à l'ascension de Varane et Pogba.

"A force d'apprendre avec les grands joueurs qu'ils ont dans leurs clubs respectifs, la progression est plus rapide. Ça se ressent et ça s'est vu hier soir", a-t-il résumé.

Il n'empêche que Blaise Matuidi a été agréablement surpris par Pogba, son complice de l'entrejeu, auteur d'un match très solide pendant une heure ainsi que de quelques gestes de classe.

"Surpris oui et non, parce que je l'ai vu évoluer sous le maillot de la Juventus et que je connaissais ses qualités. Mais la sélection c'est autre chose et là, il m'a surpris par sa maturité, son calme", a-t-il dit.

"On avait l'impression qu'il était là depuis longtemps."

Le sélectionneur Didier Deschamps en voulait pour preuve, lui, que les deux hommes ont passé une première semaine à Clairefontaine sans accroc, sans trembler, sans dépareiller dans le groupe.

"Leur jeunesse amène de l'enthousiasme, de l'inconscience par moments, et je ne les ai jamais vu contractés pendant la semaine", a souligné Deschamps qui a répété n'avoir jamais eu de craintes en choisissant de les titulariser.

"Ils sont sûrs d'eux-mêmes, ils dégagent une assurance", a-t-il ajouté au sujet de deux joueurs qu'il n'exclut pas de faire à nouveau débuter mardi contre l'Espagne, même si Laurent Koscielny en défense et Yohan Cabaye au milieu sont attendus.

"Les revoir dès le départ ? Pourquoi pas. Du moment que je les sélectionne, je ne les ai pas sélectionnés que pour la Géorgie", a-t-il dit.

"(L'Espagne), c'est le niveau finale de Champions League ou de Coupe du monde mais c'est valable pour tous les joueurs." Et Varane avec le Real comme Pogba avec la Juventus ont déjà goûté à la plus grande compétition d'Europe dont ils joueront tous deux les quarts de finale.

Edité par Simon Carraud

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