Mondial: ne nous enterrez pas trop vite, dit l'Espagnol Cazorla

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MADRID (Reuters) - Il est trop tôt pour parler de fin d'une époque pour le football espagnol, a déclaré dimanche le milieu de terrain de la Roja, Santi Cazorla, à l'approche du match de qualification de la Coupe du monde contre la France mardi à Saint-Denis.

Deux matchs nuls consécutifs contre la France, en novembre, puis la Finlande, vendredi dernier, ont mené l'Espagne à la deuxième place du groupe I qui lui vaudrait de devoir jouer les barrages pour avoir le droit de défendre son titre mondial en 2014.

Les Espagnols gardent leur destin en mains - quatre matches restent à jouer -, mais certains se demandent déjà en Espagne si le cycle de succès de l'équipe nationale aux Euros 2008 et 2012 et au Mondial 2010 n'est pas en train de s'achever.

"Douter de cette équipe n'a pas de sens", a cependant soutenu Santi Cazorla au cours d'une conférence de presse au centre d'entraînement national près de Madrid.

"Aujourd'hui en football, toutes les équipes peuvent vous rendre la vie difficile mais nous avons toujours aussi faim et on ne peut bien sûr pas parler de fin d'une époque", a-t-il ajouté.

Le joueur d'Arsenal n'en a pas moins reconnu que la Roja avait eu des "lacunes" lors de ses deux matchs nuls contre la France et la Finlande.

"Nous devons varier davantage notre jeu et transformer nos possessions en occasions de but", a-t-il dit.

"Le match contre la France sera différent. Je ne sais pas s'ils gareront un autobus devant le but comme les Finlandais mais ils ont récemment démontré qu'ils avaient les moyens de jouer un football différent".

Le milieu de terrain a notamment dit son respect pour Karim Benzema, l'attaquant français du Real Madrid, en panne de but sur ses onze dernières sélections et qui a été sifflé vendredi malgré la victoire 3-1 des Bleus sur la Géorgie au Stade de France.

"C'est un joueur spectaculaire. Il a beaucoup d'habilité et il est rare qu'il reste si longtemps sans marquer. J'espère que ce ne sera pas son jour non plus contre nous", a-t-il dit.

Jean-Paul Couret pour le service français

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