Mondial: les Bleus se mettent en ordre de bataille

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LES BLEUS SE METTENT EN ORDRE DE BATAILLE
LES BLEUS SE METTENT EN ORDRE DE BATAILLE

par Gregory Blachier

CLAIREFONTAINE, Yvelines (Reuters) - L'équipe de France aborde les dix jours les plus importants du mandat de sélectionneur de Didier Deschamps avec pour mot d'ordre de cultiver un esprit de combat pour franchir son barrage contre l'Ukraine et accéder à la Coupe du monde.

Le souvenir de la confrontation contre l'Irlande, que les Bleus avaient eu toutes les peines du monde à éliminer il y a quatre ans, est trop prégnant pour que l'esprit soit seulement à la détente à Clairefontaine.

Le programme un peu inhabituel -deux journées à huis clos au lieu d'une avant le départ pour Kiev, où a lieu le match aller vendredi-, est celui d'une équipe qui se met en ordre de bataille.

Didier Deschamps a dit lundi en conférence de presse avoir simplement voulu offrir à ses joueurs "de la tranquillité", pour "monter en puissance", à préserver un équilibre, à ne pas faire peser un poids trop lourd sur ses joueurs.

"L'événement en lui-même est différent de ce qu'on a connu. Je ne vais pas rajouter de choses particulières. Il n'y a pas besoin d'en faire de trop non plus", a-t-il dit.

"J'ai pour habitude de passer pas mal de temps à leur parler individuellement et collectivement, je le ferai."

Son discours, pourtant, varie un peu. Les deux derniers matches contre l'Australie et la Finlande n'avaient que peu d'enjeu, si ce n'est aucun. Les Bleus s'apprêtent à disputer en cinq jours deux rencontres sans pareil.

"PAS DE PLACE AU DOUTE"

Sans en rajouter, Deschamps a donc adapté son vocabulaire.

"C'est un combat", a-t-il prévenu.

"C'est de l'adrénaline et on doit le prendre du côté positif. On a un adversaire bien identifié, il n'y a pas à prendre de points mais à être qualifié après les deux matches."

"Il se mettre dans cette configuration, tout faire et aller au bout de nous-mêmes (...) Il faut faire en sorte d'y aller avec de la confiance, de la sérénité. Il faudra un esprit combattif, conquérant."

Il y a quatre ans, ces ingrédients-là avaient manqué contre l'Irlande. Battue 1-0 à l'aller à Dublin, elle avait mené au Stade de France face à des Bleus comme tétanisés et sauvés par le but de William Gallas après une main de Thierry Henry.

Si Deschamps a entretenu l'idée que rien ne serait facile pour son équipe, il veut croire que cette fois, les joueurs sauront se hisser à la hauteur de l'événement et donc un peu plus haut que l'adversaire.

"L'ensemble des joueurs sont des compétiteurs. La compétition, c'est l'essence-même, on se nourrit de ça, pas de la fébrilité ou de l'anxiété", a-t-il dit.

"Il va falloir beaucoup d'engagement. Il n'y a pas de place au doute, à l'incertitude ou à l'interrogation", a ajouté le sélectionneur.

A entendre Franck Ribéry, le message est bien passé et les Bleus entendent l'appliquer dès vendredi, pour éviter de se donner des frayeurs dans dix jours à Saint-Denis.

"Il ne faut pas jouer petit bras. Il faut aller là-bas pour gagner ce match, pas se dire qu'on a un deuxième match et gérer", a dit le fer de lance des Bleus.

Edité par Pascal Liétout

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