Mondial: les Bleus ne peuvent pas marquer le pas

le
0
MATCH DÉCISIF POUT LES BLEUS
MATCH DÉCISIF POUT LES BLEUS

par Gregory Blachier

PARIS (Reuters) - L'équipe de France ne gagne plus, ne marque même plus, mais c'est pourtant ce qu'elle est condamnée à faire, vendredi en Géorgie en match de qualification pour la Coupe du monde.

Les problèmes des Bleus sont connus. Le premier s'appelle l'Espagne, qui les a battus en mars et les privera probablement de la première place donc d'un billet direct pour le Brésil, les condamnant ainsi à franchir un barrage.

Le second est interne. Il n'a pas de nom -même si celui de Karim Benzema, avant-centre muet depuis 14 matches, lui est souvent accolé- et consiste en leur incapacité, qui dure depuis quatre rencontres, à inscrire un but .

Les Bleus n'ont qu'une chance très mince de ravir la tête du groupe I à l'Espagne, qui les devance d'un point. Mais s'ils l'emportent vendredi à Tbilissi puis mardi en Biélorussie, leur présence parmi les meilleurs deuxièmes donc en barrages sera une quasi certitude.

"Notre objectif, c'est de prendre ces six points qui permettront d'assurer au moins place de deuxième dans notre groupe", résume le sélectionneur Didier Deschamps, qui espère un faux pas espagnol en Finlande dans le même temps, sans trop y croire.

"Tout est possible en football mais avant d'espérer un scénario favorable pour nous en Finlande, essayons de remplir notre contrat, notre tableau de marche."

Pour ce faire, il faudra marquer. L'équipe de France n'y pas parvenue contre les champions du monde en mars, en Uruguay et au Brésil en juin et enfin contre la Belgique le mois dernier.

Le contexte de ces rencontres était différent, la qualité du groupe retenu aussi, notamment en Amérique du Sud où Karim Benzema n'avait pas joué le premier match et où Franck Ribéry était absent, laissé au repos, mais le constat demeure.

MÉFIANCE

L'ensemble de l'équipe n'a de cesse de réaffirmer son soutien à Benzema, ce buteur qui n'en est plus un et qui, avec ses 15 buts en 59 sélections, ne l'a jamais vraiment été avec le maillot bleu.

Les solutions de rechange ne sont pas légion, même s'il dispose avec Olivier Giroud d'un remplaçant ou binôme en forme et avec André-Pierre Gignac d'un joueur qui tente beaucoup de choses et les réussit parfois.

Or la Géorgie n'est pas un adversaire facile à manoeuvrer, encore moins chez elle où l'Espagne, par exemple, a dû attendre la 86e minute pour trouver la faille il y a un an (1-0). Elle avait aussi posé des problèmes à l'équipe de France en mars dernier.

"Je n'occulte pas le début de match, avec deux, trois occasions, notamment une frappe que Hugo (Lloris) va bien chercher et des situations sur coups de pied arrêtés", a rappelé Deschamps.

"On a la chance marquer avant la mi-temps et après de plier rapidement le match (...) C'est une équipe qui cherche à jouer. Il sont certes de la présence athlétique derrière mais ils ont aussi des petits joueurs vifs, rapides sur les côtés."

"Ça amène de la méfiance par rapport à ce qu'on va trouver devant nous vendredi."

La partie n'avait pas été facile mais les Bleus avaient marqué trois fois (3-1), et Giroud était associé à Benzema dès le début du match, une option que Deschamps n'exclut pas, même s'il privilégie généralement la présence de trois joueurs derrière une pointe.

Edité par Julien Prétot

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant