Mondial: les Bleus ne joueront pas le nul

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L'ÉQUIPE DE FRANCE NE JOUERA PAS LE NUL
L'ÉQUIPE DE FRANCE NE JOUERA PAS LE NUL

SAINT-DENIS, Seine-Saint-Denis (Reuters) - L'équipe de France n'entend pas s'appuyer sur ses deux points d'avance sur l'Espagne et se satisfaire d'un match nul mardi au Stade de France dans le choc des qualifications pour la Coupe du monde 2014, a assuré Didier Deschamps.

"On ne va pas jouer le nul. Après, si on a un nul, on le prendra. Mais (avant) tous les matches, je prépare mon équipe pour qu'elle pense à la victoire", a dit le sélectionneur des Bleus lundi lors d'une conférence de presse.

Comme il n'a eu de cesse de le répéter depuis vendredi, Didier Deschamps n'attend pas de ses joueurs qu'ils prennent l'Espagne à son propre jeu mais qu'ils exploitent au mieux les occasions qui se présenteront.

"Il faudra bien utiliser le ballon quand on l'aura pour les obliger aussi à défendre", a expliqué le sélectionneur. Il avait déjà rappelé, samedi, que la Roja n'appréciait guère être ramenée dans son camp.

"On sera dans un scénario plus ou moins similaire au match aller. Je suis convaincu que c'est inutile de lutter avec cette équipe pour avoir la possession du ballon", a-t-il ajouté.

Les rares faiblesses de l'Espagne se situent sans doute ailleurs, dans la dimension physique qui avait permis aux Bleus de prendre le dessus en seconde période, à l'aller, ou sur les côtés de sa défense.

Dans le couloir gauche de l'attaque française, Franck Ribéry retrouvera Alvaro Arbeloa, impliqué sur les deux derniers buts encaissés par l'Espagne dans ces qualifications, en octobre contre la France puis vendredi contre la Finlande.

Si Didier Deschamps n'a pas voulu accabler le défenseur du Real Madrid, il a noté avec satisfaction l'absence de son pendant côté gauche, Jordi Alba.

"Evidemment que ce n'est pas anodin dans les forces de l'équipe d'Espagne (...) Il est tellement présent dans l'animation offensive", a-t-il relevé.

La France, elle, "livrera bataille" avec en tête un match aller qu'elle a su renverser dans les derniers instants et avec la volonté, selon le capitaine Hugo Lloris, de "ne pas avoir de regrets".

"Je pense que le match aller reste un match référence de ces dernières années parce qu'on a su rivaliser, voire même faire mieux en deuxième mi-temps face à la meilleure équipe du monde", a souligné le gardien français.

"Demain, on s'attend à souffrir mais on peut poser des problèmes à cette équipe. On y croit fort", a-t-il ajouté.

A la veille d'un match qui pourrait leur permettre d'avoir cinq points d'avance en cas de succès, le capitaine des Bleus s'est en revanche refusé à envisager ce choc comme la rencontre qui désignera le bénéficiaire du ticket direct pour le Mondial.

"Ce ne sera pas une finalité puisque derrière il y aura encore trois matches importants avec deux déplacements délicats à gérer", a-t-il dit en pensant déjà aux voyages en Géorgie et en Biélorussie de septembre.

Gregory Blachier, édité par Chrystel Boulet-Euchin et Gilles Trequesser

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