Mondial: les Bleus espèrent s'offrir du répit en Biélorussie

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LES BLEUS ESPÈRENT UN RÉPIT EN BIÉLORUSSIE
LES BLEUS ESPÈRENT UN RÉPIT EN BIÉLORUSSIE

PARIS (Reuters) - L'équipe de France n'a rien réglé de ses problèmes en Géorgie et en aura sans doute encore à résoudre après le match en Biélorussie, mardi, mais au moins peut-elle y valider quasiment sa place en barrages si elle gagne enfin.

La donne est connue : il faut aux Bleus marquer une fois au moins, ce qu'ils n'ont pas fait depuis cinq matches, pour enfin s'imposer et, à défaut d'aller défier l'Espagne pour la tête du groupe de qualification pour la Coupe du monde, finir deuxième.

Un succès assurerait probablement leur place parmi les huit meilleurs deuxièmes qui s'affronteront lors des barrages en novembre. Il la protègerait aussi d'un hypothétique retour de la Finlande, troisième à cinq points et qui viendra au Stade de France en octobre.

Ce devrait être simple mais rien ne l'est pour cette équipe de France. Elle l'a encore démontré vendredi en Géorgie, où elle a longtemps piétiné une belle pelouse avant de se créer en dix minutes plus d'occasions que dans les 80 précédentes, sans les convertir.

Le mal dure depuis cinq matches quels que soient l'animation, le système, les hommes. Les Bleus ne marquent plus, Karim Benzema concentre les critiques avec ses vingt heures de mutisme cumulée, et rien ne dit que cela va changer.

Meilleur Français à Tbilissi, Franck Ribéry appelait la semaine dernière à davantage de spontanéité et d'enthousiasme. Il a été douché une nouvelle fois par l'apathie des attaquants et la gêne qu'il ressent au fessier à la veille du match à Gomel n'incite pas à sourire.

ONZE PROBLÈMES

Olivier Giroud, associé en pointe à Benzema et qui a attendu la sortie de son partenaire pour enfin être dangereux face au but sans y être pour autant efficace, a déploré un manque de soutien des milieux de terrain en Géorgie.

Les probables retours de suspension de Blaise Matuidi, habitué à porter le surnombre avec le Paris Saint-Germain, et plus encore de Paul Pogba, excellent avec la Juventus, pourraient apporter un début de solution.

La sortie de Karim Benzema pourrait-elle en être une ? Les Bleus ont été plus incisifs, plus mobiles, plus dangereux une fois qu'il a eu quitté le terrain vendredi à l'heure de jeu, sans que son remplaçant André-Pierre Gignac brille vraiment.

Et Didier Deschamps, qui a toujours soutenu son attaquant, refuse d'isoler un "problème" Benzema.

"Je ferai des choix pour mardi. J'ai onze problèmes. J'ai onze choix à faire pour le début de match face aux Biélorusses et pas seulement un poste", a dit le sélectionneur.

La réalité est sans doute un peu différente. Hugo Lloris n'est pas contesté dans le but, la charnière centrale tient bon - les Bleus restent sur deux 0-0 -, Ribéry et Mathieu Valbuena ne font pas tout bien mais beaucoup de bonnes choses.

Il reste donc six choix à faire pour trouver une formule qui permette aux Bleus de marquer, comme ils avaient su le faire au match aller, remporté 3-1, il y a un an, quand tout allait plutôt bien.

La France avait alors gommé les mauvais souvenirs laissés par la Biélorussie, qui avait gagné à Saint-Denis et tenu le nul chez elle en qualifications pour l'Euro 2012, et ne sera pas une proie aussi facile que sa dernière place dans le groupe actuel le laisserait penser.

Son sélectionneur, Georgi Kondratiev, se dit impressionné par le potentiel offensif de Bleus qui viennent pourtant d'aligner pour la première fois de leur histoire cinq matches sans inscrire un but.

Lui donner raison mardi ne règlerait pas tous les maux mais pourrait offrir un peu de répit en attendant novembre.

Gregory Blachier, édité par Gilles Trequesser

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