Mondial: la France arrache un nul précieux en Espagne

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LA FRANCE ARRACHE LE NUL 1-1 EN ESPAGNE
LA FRANCE ARRACHE LE NUL 1-1 EN ESPAGNE

par Olivier Guillemain

MADRID (Reuters) - L'équipe de France a arraché avec panache un précieux match nul (1-1) mardi en Espagne en inscrivant un but à la toute dernière minute face aux champions du monde et doubles champions d'Europe en titre.

Menés 1-0 après l'ouverture du score en première période de Sergio Ramos (25e), les Bleus ont plongé le stade Vicente-Calderon de Madrid dans la stupeur en égalisant dans le temps additionnel par Olivier Giroud (90e+4).

Cette tête victorieuse de l'attaquant d'Arsenal vaudra peut-être de l'or à la fin de la campagne de qualifications pour la Coupe du monde 2014.

Car avec ce résultat, l'Espagne et la France se partagent toujours la tête du groupe I avec sept points. Seul le premier décrochera directement son ticket pour le Brésil.

Derrière, la Géorgie, défaite par la Biélorussie (2-0) est troisième avec quatre points devant son adversaire du soir, qui en compte trois. La Finlande ferme la marche avec une unité.

"Le scénario de ce soir est magnifique. Je pense que les gens ont vibré avec nous", a déclaré à l'issue de la rencontre, tout sourire, Didier Deschamps.

Prié de dire s'il aurait été injuste de perdre ce match, le sélectionneur n'a pas hésité une seconde avant de répondre.

"Oui, je le pense. Même si en première période, on a souffert (...) on a joué plus libéré en deuxième, on a eu plus d'occasions. C'est super de pouvoir prendre un point comme ça en fin de match."

"Mais après, ce n'est pas parce qu'on a fait match nul en Espagne qu'on est les plus beaux, les plus forts", a-t-il immédiatement tempéré.

Son homologue Vicente Del Bosque, beaucoup moins souriant en conférence de presse, a salué la détermination des Bleus.

"Les Français ont fait une bonne deuxième période. Ils ont eu beaucoup d'occasions, ont lutté pour décrocher le match nul et ils ont fini par y arriver", a-t-il relevé.

Ce partage des points bien qu'obtenu in extremis semble en effet équitable tant la France a poussé en deuxième période.

Après s'être montrée très appliquée pendant près d'une demi-heure, la défense bleue a cédé à la 25e minute sur la première véritable occasion dangereuse des Espagnols.

UNE DEUXIÈME PÉRIODE BLEUE

Tout est parti d'un corner tiré côté droit qui a vu Sergio Ramos, trop seul, catapulter sa tête sur le poteau gauche de Hugo Lloris.

Très réactif, Pedro a vite récupéré le ballon et centré fort en retrait pour le défenseur madrilène, toujours libre de tout marquage et d'ouvrir le score, du pied cette fois-ci.

Loin d'être assommés par ce but, les Bleus ont continué à courir après le ballon et à attendre patiemment d'exploiter les rares miettes laissées par la sélection de Vicente Del Bosque.

La tactique a failli fonctionner quelques minutes plus tard sur une frappe de Karim Benzema détournée par Iker Casillas (34e). Puis sur un coup franc de Yohan Cabaye remis par Benzema sur Jérémy Ménez qui d'une tête rageuse a fait trembler les filets espagnols (39e).

La joie du Parisien fut de courte durée puisque l'arbitre-assistant a levé son drapeau pour signaler une position de hors-jeu peu évidente.

Deux minutes après cette action chaude, les nerfs de Laurent Koscielny sont venus toutefois contrarier ce temps fort des Bleus lorsqu'il a percuté Pedro dans sa surface de réparation.

La sanction fut immédiate. Mais au moment où l'enceinte habituelle de l'Atletico Madrid était prête à s'enflammer, Hugo Lloris a repoussé avec autorité le pénalty tiré par Cesc Fabregas (42e).

Après la pause, les Bleus sont revenus avec de bien meilleures intentions et peut-être l'idée qu'il y avait quelque chose à tenter face à une Espagne sans génie.

C'est ce qu'ils ont fait notamment après l'entrée de Mathieu Valbuena qui a donné plus de profondeur aux attaques françaises.

Mais ni Karim Benzema (65e, 79e), ni Moussa Sissoko (74e), ni Blaise Matuidi (90e) n'ont eu de réussite dans leur dernier geste.

Chancelants, les Espagnols pensaient encore avoir fait le plus dur alors que les dernières secondes s'écoulaient.

Mais un ultime débordement côté gauche de Franck Ribéry et un centre parfait sur la tête d'Olivier Giroud, à peine entré en jeu, en ont décidé autrement.

Edité par Grégory Blachier

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