Mondial: l'Espagne sans ballon s'égare un peu en route

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UN NUL EN FORME DE RAPPEL À L'ORDRE POUR LA ROJA
UN NUL EN FORME DE RAPPEL À L'ORDRE POUR LA ROJA

par Mark Elkington

MADRID (Reuters) - Le déplacement de l'Espagne à Paris en mars prochain en match de qualification pour le Mondial 2014 apparaît un peu plus dangereux après la fragilité affichée mardi par les champions du monde lors du match nul (1-1) face à la France à domicile.

Sergio Ramos a donné l'avantage à une Espagne dominatrice en première mi-temps mais, après que Cesc Fabregas a vu son penalty repoussé par Hugo Lloris, la France a repris confiance et égalisé in extremis, dans la dernière seconde du temps additionnel, par Olivier Giroud.

Si les champions du monde et double champions d'Europe en titre conservent la tête du groupe I avec sept points en trois matches, ils ne devancent les Bleus qu'à la différence de buts. Seule l'équipe qui terminera en tête de la poule sera directement qualifiée pour le Brésil.

"Gagner à Paris" est la Une du quotidien sportif AS mercredi.

"Après le but de Ramos, (l'Espagne) a petit à petit perdu la possession, son organisation, son toucher, son inspiration et finalement, sa bonne étoile", résume le compte rendu du match.

La Une du quotidien El Mundo dit: "Sans le ballon, les problèmes arrivent".

Beaucoup se focalisent sur la décision du sélectionneur Vicente del Bosque de faire jouer Sergio Busquets arrière central plutôt que dans son rôle habituel aux côtés de Xabi Alonso au milieu.

DEUX BLESSURES

Au lieu de tuer le match, l'Espagne s'est peu à peu désagrégée en deuxième période, la France multipliant les interceptions et profitant des larges espaces laissés libres en milieu de terrain, un problème que Del Bosque a reconnu.

"Nous contrôlions bien le jeu en première mi-temps. Ensuite, c'est devenu plus ouvert. Je ne sais pas si c'est parce que nous étions fatigués. Quand cela est devenu tendu, ça a été mauvais pour nous", a dit le coach espagnol en conférence de presse.

"J'ai manqué un petit peu d'équilibre en milieu de terrain."

Le choix de Vicente del Bosque sur le banc des remplaçants a vite été limité avec les blessures au début de chaque mi-temps de David Silva puis Alvaro Arbeola.

"Nous n'avions eu aucune blessure musculaire en quatre ans et aujourd'hui (mardi), nous en avons eu deux", a-t-il dit. "Cela ne nous a pas permis de gérer les changements comme nous l'aurions voulu."

Après les deux premiers changements, la décision de lancer Fernando Torres a posé question.

L'attaquant de Chelsea a remplacé dans le dernier quart d'heure le milieu de terrain Andres Iniesta.

"C'était le troisième changement et nous hésitions entre renforcer la défense et aller chercher un second (but). Nous avons choisi avec Fernando", a justifié Del Bosque, qui a admis que le débat était ouvert.

Reste que la fin d'une série de 24 matches victorieux dans des phases de qualification pour des compétitions majeures a fait dire au buteur de la Roja, Sergio Ramos, que ce résultat était un rappel à l'ordre pour l'équipe.

"Ce match nul nous remet un peu les pieds sur terre mais nous sommes des vainqueurs et un nul n'est pas un résultat que nous acceptons facilement",a-t-il dit.

Chrystel Boulet-Euchin pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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