Mondial: l'Espagne et l'Angleterre en danger

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LA ROJA EN PLEINE INTERROGATION
LA ROJA EN PLEINE INTERROGATION

par Martyn Herman

LONDRES (Reuters) - Impériale lors des qualifications pour les deux derniers tournois internationaux majeurs, l'Espagne estime s'être seule pris les pieds dans le tapis sur la route de la Coupe du monde au Brésil.

Les favoris sont dans l'ensemble bien placés pour rallier la phase finale du mondial 2014, mais les champions du monde, eux, arrivent à Paris pour jouer mardi contre une France leader du groupe I. Une défaite les relèguerait à cinq points des Bleus.

Ils ne sont pas les seuls à se trouver dans une position vulnérable. L'Angleterre, malgré sa victoire 8-0 sur Saint-Marin vendredi, se rend au Monténégro en comptant deux points de retard sur leurs rivaux des Balkans.

Le Portugal aussi va devoir lutter pour rejoindre l'an prochain le pays qu'il a découvert. Il effectue un déplacement périlleux en Azerbaïdjan, troisième du groupe F, privé de son capitaine Cristiano Ronaldo, suspendu, et avec une pression toujours plus forte sur son entraîneur, Paulo Bento.

"Nous sommes dans une situation difficile mais rien n'est impossible. Gagner en Azerbaïdjan est la seule option pour continuer à défendre nos chances pour la qualification pour la Coupe du monde", a résumé le défenseur Joao Pereira.

"DAVANTAGE OUVERT"

Le match nul surprise à domicile de l'Espagne face à la Finlande (1-1) allié à la maîtrise de la France qui a dominé la Géorgie 3-1 au stade de France laisse la Roja en pleine interrogation et les Bleus remplis d'espoirs, mais méfiants.

Autre chose qu'une victoire à Saint-Denis pourrait condamner l'Espagne à passer par la petite porte d'un match de barrage pour aller défendre son titre au Brésil l'an prochain.

"Bien sûr, cela nous inquiète un peu car on a eu une meilleure possession de balle et on a campé dans leur surface mais sans parvenir à prendre le dessus (contre la Finlande)", a reconnu lundi l'entraîneur Vicente del Bosque.

"Mais en même temps, il n'y pas de raison d'être nerveux ou de perdre patience. Je ne m'attends pas à ce que le match de mardi ressemble à ça. Ce sera davantage ouvert."

Nacho Montreal, défenseur d'Arsenal, note qu'il ne faut pas considérer le match contre la France comme une finale, même si le vainqueur franchira une étape supplémentaire vers le Brésil. "Si nous perdons, nous serons à cinq points et dans un petit groupe (cinq équipes contre six dans les autres groupes, NDLR), ça deviendrait compliqué de terminer en première position", a-t-il toutefois reconnu.

La rencontre entre le Monténégro et l'Angleterre est moins souvent à l'affiche que les matches France-Espagne mais l'équipe des Balkans a prouvé qu'elle était capable de venir jouer dans la cour des grands du football.

L'Angleterre n'avait pas réussi à la battre lors des qualifications à l'Euro 2012, faisant match nul à domicile comme à l'extérieur. Un nouvel échec mettrait les Anglais dans une position délicate avant de rencontrer la Moldavie en septembre.

SANS TERRY ET FERDINAND

En l'absence de ses défenseurs John Terry et Rio Ferdinand, la sélection anglaise ne part pas avec la faveur des pronostics, d'autant que les attaquants monténégrins Mirko Vucinic et Stevan Jovetic, qui évoluent tout deux dans le championnat italien, sont prêts à exploiter la moindre faiblesse anglaise dans l'atmosphère électrique de Pogdorica.

"Ils ont des individualités de classe internationale. Nous devons être conscients de la difficulté de la tâche et savoir que ce sera un match difficile", a prévenu la capitaine anglais Steven Gerrard. "Je ne crois pas que crucial soit le mot exact pour qualifier ce match mais on a besoin d'un résultat."

Au total, 17 matches seront disputés à travers l'Europe mardi, au terme desquels on devrait y voir un peu plus clair quant aux candidats au voyage au Brésil.

L'Italie devrait conforter sa place en tête du groupe B lors de son déplacement à Malte. La Bulgarie, deuxième, sera opposée au Danemark.

Dans le groupe C, l'Allemagne peut se détacher de huit points lors de la réception du Kazakhstan.

Dans le groupe D, les Pays-Bas peuvent enchaîner leur sixième victoire en autant de matches, en accueillant la Roumanie.

Le groupe A doit toujours départager la Belgique et la Croatie, à égalité de points (13). Les Diables rouges rencontrent la Macédoine en espérant que le Pays de Galles prive la Croatie de points précieux à Cardiff.

Chrystel Boulet-Euchin pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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